Bienvenue sur le blogue de l’AAMSL !

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C’est avec plaisir que nous vous accueillons dans ce cybercarnet.

Ce blogue se veut un outil de partage et de communication, un lieu où vous pourrez en apprendre davantage sur les anciens du Mont-Saint-Louis. Ainsi, nous partagerons des nouvelles au sujet de nos anciens et à l’occasion nous vous rendrons compte de ce qui se passe au Collège.

Suivez les actualités sur lesquelles nous attirerons votre attention.

Merci de vous joindre à nous!

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Jacques Godin nommé au Panthéon des anciens

J Godin 1

Né à Montréal en 1930, Jacques Godin est un comédien remarquable, une figure bien connue du public québécois, pour ses rôles au théâtre, au cinéma et à la télévision. Au fil de sa carrière, il a joué dans plus de 230 productions. Fils d’Alphonse Godin et de Jeanne Picard, il a passé son enfance, rue Therrien dans le quartier Saint-Henri à Montréal. Jacques Godin a fréquenté le Mont-Saint-Louis de 1948 à 1950 avant de faire un baccalauréat en comptabilité à l’École des Hautes Études commerciales. Il a commencé à faire du théâtre dans les salles paroissiales dès l’âge de 16 ans et sa carrière professionnelle a débuté avec les radioromans de CKAC, CKVL et Radio-Canada.

Dès ses débuts dans le métier, on l’a vu dans de nombreuses séries québécoises et téléthéâtres, dont Radisson, Septième nord et Des souris et des hommes (1971), Mort d’un commis voyageur. L’acteur a rapidement été reconnu pour la force et la densité de son jeu. Beaucoup de gens se souviennent de ses performances dans le téléroman Montréal P.Q. de Victor-Lévy Beaulieu, au début des années 1990 ou Sous le signe du Lion (2000).

Au cinéma, il s’est notamment illustré dans le film Being at Home with Claude (1992), La Donation, de Bernard Émond (2009). En 2010, on l’a vu camper au cinéma le rôle d’un homme emprisonné dans son corps souffrant de la maladie de Parkinson, dans le film La dernière fugue de Léa Pool.

Le théâtre a occupé une grande place dans sa carrière avec des interprétations très remarquées, notamment dans Fin de partie et en Attendant Godot (Beckett), la Charge de l’orignal Épormyable de Claude Gauvreau et Le Visiteur d’Éric Emmanuel-Schmitt.

Depuis 2013, Jacques Godin partage la scène avec le pianiste et compositeur de musique contemporaine Philippe Prud’homme. Ils présentent des poèmes et chansons poétiques.

Jacques Godin a remporté plusieurs prix d’interprétation de premier rôle à la télévision, au théâtre, au cinéma et dans une websérie : Prix Méritas, meilleur comédien, Septième Nord (1965), Prix Méritas, personnalité masculine du théâtre (1970); prix Méritas, meilleur comédien, premier rôle pour Des souris et des hommes (1972); Canadian Film Awards, meilleur comédien, premier rôle masculin pour O.K. Laliberté (1973); prix Anik, meilleure interprétation, téléthéâtre Le Sea Horse (1976), prix de l’Association québécoise des critiques de théâtre, meilleur interprète masculin pour La charge de l’orignal épormyable (1990); prix Gémeaux, meilleur premier rôle masculin pour La charge de l’orignal épormyable (1993); prix Gémeaux, meilleur premier rôle masculin pour Sous le signe du Lion (1998 et 2001); prix Gémeaux, meilleur rôle de soutien masculin pour Toute la vérité (2012).  Il a été en nomination pour cinq prix Gémeaux et un prix Claude-Jutra.

En 2018 et 2019, il a remporté les prix de meilleur acteur étranger pour la web série « Vieux Jeux » au Web Fest de Rome (2018) et au Web Fest de Buenos Aires (2019).

En juin 2017, il a été récipiendaire de l’Ordre national du Québec (Chevalier), pour sa contribution à la scène culturelle québécoise.

L’AAMSL salue la carrière prolifique de Jacques Godin, un grand homme de théâtre. Sa passion pour la scène et son désir constant de relever de nouveaux défis artistiques inspireront certainement d’autres générations d’élèves du Mont-Saint-Louis.

tous

Des nouvelles de la Fondation

Soirée-bénéfice de la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis

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Un de nos anciens revient au MSL le temps d’un spectacle

Soirée Paris – Montréal

Mettant en vedette Simon Chalifoux (promotion 2005), baryton-basse

Accompagné de Michel-Alexandre Brokaert au piano

Cocktail dînatoire et spectacle : 150 $

Spectacle seulement (un apéro sera servi) : 50 $

Bienvenue à tous les anciens !

Achat de billets en ligne sur le site du Collège

Souvenirs de la journée du 20 juin 2019

Bienvenue Présidents d'honneur

20e édition du tournoi de golf sous la présidence d’honneur de Russell Miller promotion 1981 et Claude Mailhot promotion 1967

Au profit de la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis

quatuor direction + fondation

4e édition du Vélotour MSL

tous avec vélo

En collaboration avec Daniel Boileau, enseignant au MSL de 1973 à 2007, Jean-Sébastien Leroux et Éric Beausoleil, enseignants au Collège
Au profit de la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis et de la Fiducie familiale MJG Boileau-Long

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Les brèves Septembre 2019

Corinne Caghassi, promotion 2014

Sortie de son premier single

Sophie Allaire, promotion 2006

La sommelière est copropriétaire du nouveau restaurant La Belle Histoire à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

Hugo Bélanger, promotion 1990

Mise en scène de X : The Land of Fantasy, premier spectacle permanent du Cirque du Soleil à Hangzhou, en Chine

Pascal Pilon, promotion 1988 L

PDG de LANDR, la plateforme créative fondée sur l’intelligence artificielle. LANDR lancera deux nouveaux produits fondés sur l’intelligence artificielle.

Patrick Masbourian, promotion 1987

Devient l’animateur de la nouvelle émission matinale matinal d’ICI Première,Tout un matin

Ronald Georges, promotion 1986

Sortie du livre Rouge sur blanc: à la découverte des vins et spiritueux du Québec

Serge Bouchard, promotion 1967

Sortie de 64 circuits fermés écrits par Serge Bouchard et lus initialement à l’émission C’est fou. Collection Papiers collés, Éditions du Boréal.

Olivier Marchand, promotion 1947

Sortie d’un recueil de poésie avec Doris Maltais

Nos sangs comme rivière

30e anniversaire du prix Élève MSL Gala Nelligan – une formule revisitée

Par Dominique Delhaes, directrice de la vie étudiante et des affaires corporatives

En mai dernier, afin de souligner le 30e anniversaire du prix Élève MSL, la direction du Collège lançait une invitation aux 30 anciens nommés depuis 1989.

Quatorze d’entre eux ont accepté notre invitation :

Chantal Bélanger 1989, Teymour Azar 1991, Lino Birri 2000, Marie-Michèle Morand 2002, Julien Archambault 2003, Andrée-Anne Roy 2004, Catherine Lévesque 2007, Carl Jobin-Shaw 2009, Jean-Félix Daloze 2011, Simon Gingras-Palardy 2013, Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil 2014, Xavier Bergeron 2015, Pascale Roy 2017, Anne-Frédéric Pelletier 2018.

Le 27 mai dernier, nous les avons accueillis au MSL et au cours de cette rencontre, nous avons eu la chance de recueillir leurs témoignages. Tous leurs souvenirs ont permis de produire une vidéo qui a été présentée au gala Nelligan le 7 juin dernier.

Au Mont-Saint-Louis, vie scolaire et vie étudiante forment un tout. Au cours de l’édition 2019 du gala Nelligan, le Collège a souligné le mérite des élèves dans ses différentes sphères d’activité et leur contribution à la vie collégiale. Tous les élèves invités au gala ont été appelés à monter sur scène et ont reçu un prix.

Ce nouveau gala Nelligan est le fruit d’une réflexion collégiale, motivée par le désir de mieux traduire ce que nous sommes comme école.

L’ouverture, l’engagement et le dépassement de soi sont les valeurs choisies pour nous guider dans la conduite de notre mission. Nos élèves suivent des parcours différents et le MSL reconnaît diverses façons de vivre de saines réussites. En ce sens, il allait de soi qu’il y aurait désormais chaque année plusieurs Élèves MSL.

Des élèves ayant entretenu des relations positives avec les adultes et avec les élèves de l’institution;

Des élèves qui ont démontré leur volonté de réussir et qui ont fait les efforts pour y parvenir;

Des élèves qui se sont impliqués dans la vie du Collège et qui ont participé à différentes activités parascolaires;

Des élèves qui sont assurément de bons ambassadeurs du MSL.

Cette année, huit élèves ont été nommés Élève MSL. Ils ont évidemment plusieurs points en commun, mais ils incarnent de façon unique le MSL.

Les élèves MSL 2019 : Lucas Azar, Marilou Bayard-Trépanier, Philippe Beauchamp-Prud’homme, Antoine Eberth, Léane Habel-Boivin, Clarence Michaud, Violette Moukhtar, Thomas Prud’homme.

Message de François Trahan, promotion 1986

Le stratège boursier François Trahan a accepté la présidence d’honneur de la campagne majeure de financement. Ne pouvant assister au lancement de la campagne qui de tenait le 2 mai 2017, il a rédigé un très beau témoignage, démontrant son attachement au Mont-Saint-Louis et son appui à la Fondation du Collège.

Chers amis,

C’est avec beaucoup d’humilité que j’écris ce texte. Je le fais, car je crois fermement que le soutien des anciens peut jouer un rôle important dans l’avenir du Mont-Saint-Louis.

J’aurais évidemment aimé me joindre à vous pour le lancement de la campagne majeure de financement, mais malheureusement une obligation professionnelle me retient à Boston. Je sais toutefois, par Mme Rioux-Morency, que vous êtes bien entourés notamment, par la présence de Julie Payette.

Je n’aurais jamais imaginé, en quittant le Mont-Saint-Louis en 1986, que je serais un jour en mesure d’apporter mon appui au Collège. Rien dans mon parcours ne suggérait à l’époque que je serais en mesure de le faire.

À l’adolescence, c’est parfois difficile d’apprécier l’éducation que l’on reçoit. Personnellement, j’ai compris la qualité de l’enseignement que j’ai reçu au MSL et son influence sur mon cheminement professionnel, beaucoup plus tard dans la vie.

Je sais maintenant que mon parcours au Mont-Saint-Louis m’a fourni plusieurs outils qui me servent encore aujourd’hui. D’ailleurs, il y a deux éléments que je retiens plus partciulièrement de l’enseignement que j’ai reçu au Collège. D’abord, on m’appris à être organisé tout en restant indépendant. Deuxièmement, je retiens l’expérience sociale ou le développement social car le Collège favorisait et facilitait les liens d’amitié. À ce jour, mes meilleurs amis sont presque tous des anciens, dont plusieurs que j’ai rencontrés au camp des 48 heures.

Je me souviens aussi du mentorat de certains enseignants. Je remercie d’ailleurs M. Boileau et son complice, M. Lepage pour leurs précieux conseils.

Ceci m’amène à la philanthropie. J’ai appris une importante leçon de vie quand je me suis joint à l’entreprise Bear Stearns, en 2002. À l’époque, on devait, à titre d’associé, remettre 4% de notre rémunération à des fins philanthropiques. De prime abord, je trouvais la demande exigeante, MAIS, j’ai appris avec le temps qu’un geste charitable apporte beaucoup plus que toutes dépenses. Je l’ai appris « sur le tard », mais j’espère en faire cadeau à mes enfants et c’est avec cet esprit que j’ai répondu à l’appel de Mme Rioux-Morency et de l’Association des anciens.

J’espère sincèrement que mes enfants pourront eux aussi vivre l’expérience Mont-Saint-Louis un jour. La vie décidera si c’est réaliste.

D’ici là, je ferai mon petit bout de chemin pour contribuer à ce que le Collège soit là pour les générations futures. Je demande à tous les anciens de s’impliquer et de faire eux aussi leur petit bout de chemin pour aider cette merveilleuse cause.

Un gros merci à Lucienne Rioux-Morency et à vous tous réunis pour le lancement de la campagne de financement. En espérant vous croiser à la prochaine occasion.

Avec beaucoup d’humilité,

François Trahan

L’Association des anciens du MSL

AAMSL Blason

L’Association des anciens du Mont-Saint-Louis

Le frère Symphorien directeur du Mont-Saint-Louis de 1893 à 1914 manifestait peu d’enthousiasme pour la création d’une association ayant pour objectif de regrouper les anciens élèves. Ce n’est finalement que plus de trente ans après la fondation du Collège que l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis fut mise en place, alors que le frère Joseph était directeur. En 1919, la constitution de l’association ayant été rédigée, on procéda à son incorporation sous les noms de l’Association des Anciens du Mont-Saint-Louis (ou en anglais, The M.S.L. Old Boy’s Union).

Plus de 800 anciens participèrent à l’assemblée du 30 novembre 1919. Le journal, Le Canada, rapportait ainsi l’atmosphère qui régnait lors de cette rencontre :

«… ce groupement d’anciens qui revoyaient avec plaisir la maison dans laquelle s’étaient écoulées les meilleures années de leur existence, où ils avaient reçu une éducation qui leur permis de faire leur marque dans la vie. Tous revenaient heureux de revoir les anciens confrères et les professeurs dévoués qui leur ont tracé le chemin à suivre. Oui, pour tous, ce furent de belles heures.»

Extrait tiré du livre : Collège Mont-Saint-Louis 1888-2013, 125 ans d’histoire, Témoignages d’hier et d’aujourd’hui. Initiateur du projet et rédacteur : Yvan Bordeleau, Responsable du projet et rédactrice : Danièle Bélanger, Conception graphique et photo de couverture : Jean-Louis Desrosiers

Un bref rappel historique du contexte…

Par Yvan Bordeleau, promotion 1963

Suite à la demande pressante d’un grand nombre d’anciens et à l’attitude réservée, voire même inflexible du directeur, le frère Symphorien-Louis (1893-1914) a toujours refusé la création de l’Association parce qu’il y voyait dans ce désir exprimé par les anciens une sorte d’élitisme… Ce n’est que plus de vingt ans après la fondation du Collège que l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis fut mise en place en novembre 1919, sous la direction du frère Joseph (1914-1920). Cette association tant désirée par les anciens avait pour objectif de conserver un lien affectif avec leur Alma mater. La constitution de l’association ayant été rédigée, on procéda à son incorporation sous les noms de l’Association des Anciens du Mont-Saint-Louis (ou en anglais, The M.S.L. Old Boy’s Union).

Et plus de 100 ans plus tard, notre Association des anciens du Mont Saint-Louis poursuit ce même objectif grâce à vos souvenirs et à votre reconnaissance.

Merci à chacun de vous !

Au Mont-Saint-Louis de père en fils : Lucien et André Bergeron

Par Danièle Bélanger

Lucien Bergeron a fréquenté le Mont-Saint-Louis sur la rue Sherbrooke à la fin des années trente (promotion 1939). Trente ans plus tard, son fils André a choisi de compléter le cours classique au Collège Mont-Saint-Louis sur le boulevard Henri-Bourassa, dans les locaux de l’ancien Collège Saint-Ignace. Si l’attachement du fils à cette institution provient beaucoup du fait que son père l’a fréquenté et y a reçu une solide formation, il n’en demeure pas moins que cette année 1969-1970 qu’il a passée au Collège lui a permis de vivre des expériences scolaires, humaines, sociales et… politiques enrichissantes.

Lucien Bergeron, des mots offerts à ses descendants

Lucien Bergeron 2

Lucien Bergeron était originaire du Saguenay. Son père Eugène, gérant du moulin pour la Price Brothers est décédé prématurément, laissant sa femme responsable d’une famille de neuf enfants. Deux de ses frères avaient déjà fréquenté le Mont-Saint-Louis lorsque la famille aménagea à Montréal et c’est ainsi que le jeune Lucien se retrouva aussi à étudier auprès des frères des Écoles chrétiennes.

Élève talentueux, au Mont-Saint-Louis Lucien Bergeron s’est notamment démarqué par sa plume. S’intéressant tant aux sciences qu’à la littérature, le jeune homme profitait de toutes les occasions pour s’exprimer par écrit. Il était d’ailleurs habile pour écrire en alexandrins rimés sur différents sujets.  Outre quelques textes publiés dans la Revue M.S.L., la famille a la chance d’avoir hérité de précieux documents contenant différents écrits de leur père : journal intime, lettres d’amour consignées dans un cahier, travaux divers, et autres textes présentés sous différentes formes. Ainsi sur Menaud Maître-Draveur, une critique étoffée et un poème de huit strophes.

Dans ses cahiers reliés, on retrouve quelques poèmes intitulés « Ma mère ». André, le fils de Lucien, a plaisir à raconter que certains de ces textes ont été écrits pour des confrères de classe en manque d’inspiration ! Lire ses différents manuscrits, c’est se plonger dans une époque, constater l’influence d’un enseignement rigoureux, apprécier une ouverture sur le monde. Lucien Bergeron raconte ce qu’il vit, décrit la nature qui l’entoure, critique un livre ou une exposition, parle des personnages importants de son époque, se laisse parfois inspirer par un poète reconnu, rend hommage à son père, exprime son amour et son admiration pour sa mère, et ce très souvent avec des rimes.

Après le Mont-Saint-Louis, Lucien Bergeron a complété une Licence en sciences économiques, à l’époque où Monsieur Édouard Montpetit était doyen de la Faculté des sciences sociales, économiques et politiques de l’Université de Montréal. Il a par la suite fondé et dirigé l’office municipal du Tourisme de Montréal.

André Bergeron

André Bergeron

© A. Abbondanza-Bergeron

André Bergeron a étudié à l’École Sauvé de la Commission scolaire de Montréal offrant alors le cours classique. À l’automne 1969, il s’inscrit au Mont-Saint-Louis et devient membre du premier Conseil d’administration du Collège récemment constitué en Association coopérative. Le C.A. était alors formé de parents, de membres du personnel et de la direction ainsi que de deux élèves, André Bergeron et Richard Donohue. À l’ordre du jour notamment, ces sujets intéressant particulièrement les représentants des élèves : le « costume », la chevelure, et l’allure générale. André Bergeron se souvient de Robert Brunette qui était alors directeur des élèves, du Frère Bettez, directeur pédagogique et de Claude (Boutin) Du Parc, responsable des finances. Pour le Mont-Saint-Louis, c’était une première année d’existence dans un nouvel édifice avec une nouvelle structure administrative. Au printemps 1970, il y eut tout de même une classe neige pour le plus grand bonheur de plusieurs élèves.

Pour André Bergeron, le Mont-Saint-Louis se résume ainsi : accès à la culture de base sur les plans musical, politique, philosophique et religieux, ouverture et « tout est possible ».

Dans l’aile Papineau se retrouvait le bureau de l’aumônier et la grande salle et dans l’aile Saint-Joseph, confidence surprenante…

André Bergeron se souvient avoir assisté à des prestations musicales intéressantes présentées par des groupes marginaux de l’époque, organisées par nul autre qu’Alain Simard. En effet, Alain Simard a fait son cours classique au Collège Saint-Ignace et c’est là qu’il a présenté ses premiers concerts au cours de l’année 1969-1970. La Clef (café-spectacle sans but lucratif) a été fondée cette année-là et c’est au sous-sol de l’aile Saint-Joseph que les premiers concerts furent présentés.

André Bergeron raconte : « Peu de temps après, le futur producteur a déniché un autre local à Montréal, dans le Vieux-Montréal, grâce à l’aide de …. mon père Lucien Bergeron, à qui j’avais demandé  de rencontrer Alain Simard, question permis, pompier, etc.  La rencontre fut mémorable ! »

André Bergeron est psychologue. Détenteur d’un BA de l’Université McGill, d’une maitrise de l’Université de Montréal et d’un doctorat de l’Université Concordia, il s’est intéressé à plusieurs volets de sa profession. Il a enseigné aux niveaux collégial et universitaire et a œuvré comme chercheur, intervenant et formateur dans plusieurs hôpitaux. Il est également psychologue clinicien en pratique privée. Notre ancien s’intéresse aussi au domaine maritime et signe plusieurs articles sur le sujet dans des revues d’ici et aux États-Unis. Il a même publié un livre sur le sujet en 2005.

Le 22 février 2018, André Bergeron a pris plaisir à revisiter le Mont-Saint-Louis, en particulier l’aile Saint-Joseph, où plusieurs locaux ont évoqué pour lui de nombreux souvenirs. Ce jour-là le psychologue a raconté son histoire sans réserve, tout à fait à l’aise de se confier à son tour… Deux mois plus tard, le 19 avril, il acceptait de revenir au Collège en participant à la Journée carrière destinée aux élèves de la 4e secondaire.

À l’AAMSL nous constatons souvent l’attachement que nos anciens ont pour le Mont-Saint-Louis. Chaque histoire de vie est différente et agréable à entendre et chaque rencontre contribue à enrichir notre communauté.