Marie-Anne Miljours, promotion 2008

Par Danièle Bélanger

Au Mont-Saint-Louis, Marie-Anne a été en nomination pour la personnalité de classe chaque année. Cette élève douée et travaillante a complété sa 5e secondaire avec une moyenne générale de 89%, avec la mention grande distinction. Les 5 années passées au Collège ont été pour Marie-Anne l’occasion de rencontrer des amis qui lui sont encore chers. Son réseau actuel est constitué d’anciens et d’anciennes du MSL, ses meilleurs amis!

marie-anne miljours

Ses coups de cœur au MSL 

Jean-Sébastien Leroux, mathématiques : un enseignant organisé, compétent, drôle, habile avec les mots, capable de parler d’autre chose que de sa matière avec ses élèves. L’ancienne élève nous confie : « J’haïs le hockey, mais j’attendais quand même ses commentaires sur le sujet ».

Marie-Anne est allée à toutes les récup de maths, pour la matière et pour le bonheur d’y être. Et elle se souvient encore de la présentation de M. Leroux à la fin de l’année scolaire 2007-2008, lorsqu’il a décerné le prix sourire : « Le prix va à cette élève qui a mis le jour dans mon cours ! » « Mes amis avaient compris qu’il avait fait une blague avec mon nom, mais moi j’attendais le nom de la gagnante! »

 

Luc Morin, chimie : si le cours de chimie de 5e secondaire fut ardu, M. Morin l’a toujours soutenue et encouragée. Quelques années plus tard, pour son projet de fin de  baccalauréat, Marie-Anne devait imaginer une collection à partir d’un sujet d’actualité, créer une tendance! Qu’à cela ne tienne, la jeune femme choisit le thème suivant : La mutation des gènes dans l’ADN humain entre un parent et son enfant. Seule de sa classe à posséder certaines notions de sciences acquises au secondaire, elle a présenté et expliqué l’étude à son groupe. Et… sa collection a su se mériter la meilleure note du groupe!

Diane Frappier, arts plastiques : l’enseignante en arts l’a encouragée à poursuivre un parcours postsecondaire en mode. Déjà, elle avait décelé chez cette jeune élève, le talent et le goût pour ce domaine.

Même si des membres de sa famille élargie ont fréquenté le Mont-Saint-Louis, ni ses parents, ni sa sœur ne sont des anciens du MSL, mais Marie-Anne, qui exprime un attachement profond pour son Collège a fait le serment que les enfants qu’elle aura fréquenteront aussi au Mont-Saint-Louis.

Après avoir complété un DEC en Design de mode au Cégep Marie-Victorin, Marie-Anne s’inscrit au Baccalauréat en Gestion de la mode, concentration Design à l’UQAM (École supérieure de mode de Montréal). Pendant ses études universitaires, elle fait un stage et occupe un poste d’assistante-designer. C’est ainsi qu’à À 21 ans, elle devient directrice de production chez Betina Lou.

Capable de se mettre en danger pour mieux avancer, elle quitte toutefois cet emploi pour aller faire un stage à New York, chez Rhié. Les demandes de bourses, elle connait. C’est grâce à son talent et à sa débrouillardise que la jeune femme réussira à obtenir ce qu’elle veut. Elle travaille fort, économise pour réaliser ses projets et ose participer à des concours en présentant un dossier gagnant!

L’atelier

Le premier atelier a vu le jour dans le back-store de la pharmacie familiale. Plusieurs machines s’y trouvent d’ailleurs encore. Confiance et appui d’un père envers sa fille. Ce père pharmacien, un peu original, a permis à Marie-Anne de créer en atelier tout au long de ses études. Le fait de vivre les deux réalités en même temps, l’enseignement théorique et la création, l’a bien servie.

La mode : une histoire de famille

La grand-mère maternelle de Marie-Anne prenait des cours de haute couture à distance et sa mère a eu la piqûre en la voyant travailler. À son tour, Marie-Anne a vu sa mère confectionner tous ses vêtements. Celle-ci a d’ailleurs été d’une aide précieuse au moment de faire l’achat des premières machines à coudre, machine à boutonnière, machine pour embosser le cuir, etc.

Le défilé de fin de Bac

En mai 2014, la jeune désigner se démarque. Si la consigne était d’accessoiriser sa collection, Marie-Anne est la seule finissante ayant choisi de fabriquer elle-même tous ses accessoires. Pas surprenant qu’elle est alors repérée et invitée à participer au concours Tête d’affiche pour l’événement D-Moment. En octobre 2014, elle est la seule de sa cohorte à participer à l’événement D Moment, organisée par Nancy Richard et Geneviève Allaire. Et à partir de là, tout ira très vite : Participation au Marché Haut+Fort, article de presse, contrat corporatif, ententes avec des boutiques…

Matu

Avant même la fin de son baccalauréat, Marie-Anne Miljours fonde son entreprise.

Aujourd’hui, la designer travaille le cuir tanné végétal, un cuir animal tanné à partir de végétaux (écorce de chêne). Ce cuir naturel tend à vieillir au fil du temps, passant d’un beige à une couleur caramel foncé. L’accessoire s’imprègne de l’histoire de son propriétaire. Marie-Anne Miljours a développé une technique pour plier le cuir sans faire de couture. Les collections Matu privilégient l’essentiel, des accessoires utilitaires au quotidien, durables et intemporels. L’atelier principal est maintenant installé dans l’appartement de la jeune entrepreneure qui apprécie être son propre patron et organiser ses journées à sa guise. Travaillante, elle sait qu’elle doit bosser pour continuer à se démarquer, adepte du slow made, elle est consciente de la valeur du temps et elle planifie ses activités en privilégiant les moments de création.

Le 22 janvier dernier, la finissante de la promotion 2008 revenait au Collège pour La journée carrière destinée aux élèves de la 4e secondaire. Nul doute que cette ancienne, une jeune femme énergique, passionnée, douée pour la communication, aura conquis son jeune public !

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Rappel historique

Yvan Bordeleau, promotion 1963

Tout comme la magnifique histoire du Collège Mont-Saint-Louis qui perdure depuis plus de 128 années, l’histoire de l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis n’en est pas moins surprenante puisqu’elle célébrera, dans trois ans, son 100ièeme anniversaire. En effet, c’est en 1919 que notre association fut formellement constituée. Pourquoi l’absence de l’association durant une période de 31 années après la fondation du Collège, soit entre 1888 et 1919 ? Même si les demandes se faisaient de plus en plus fortes pour la mise en place d’une telle association des anciens, le frère Symphorien, alors directeur du collège, n’était pas très ouvert à cette proposition car il ne voulait pas qu’il y ait deux catégories des anciens : les membres qui y adhèreraient sur une base volontaire et ceux qui ne seraient pas membres de ce regroupement.

En 1919, changement de cap avec l’assentiment du directeur de l’époque, le frère Joseph. Une assemblée de fondation fut convoquée, le 30 novembre 1919, pour officialiser la naissance de « l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis » et, dans sa forme anglaise typique de l’époque, « The M.S.L. Old Boy’s Union ». C’est plus de 850 anciens qui se présentèrent alors à leur Alma Mater, avec le sourire aux lèvres et heureux de se retrouver en famille, démontrant  clairement l’appui des anciens à cette démarche. On créa alors un comité provisoire, formé de dix anciens et du directeur, le frère Joseph, pour rédiger les règlements. Ceux-ci furent conséquemment reconnus comme les membres fondateurs. Tous les journaux de l’époque firent écho à cet événement  impressionnant : le Devoir, la Patrie, la Gazette.  Au cours des deux premières années, plus de 1000 anciens ont adhéré à l’association en payant leur cotisation.

 

Les objectifs énoncés dans la constitution originale de l’association furent les suivants : « 1. de maintenir et d’étendre les relations amicales et sociales entre les anciens élèves du Mont-Saint-Louis ; 2. d’entretenir et de fortifier en eux les principes de la foi catholique et d’honneur qu’ils reçurent au collège ; 3. d’aider soit ses membres, soit d’autres personnes, à poursuivre leurs études ; 4. de procurer à ses membres la récréation et l’instruction de l’esprit ainsi que le délassement du corps; 5. d’aider les élèves à leur sortie du collège ; 6. de promouvoir les intérêts respectifs de ses membres ; 7. de travailler au recrutement du collège et de stimuler chez les élèves l’ardeur au travail par la fondation de bourses et le don de prix ».

De 1919 à 1921, les anciens se retrouvaient, chaque dimanche, au Collège pour assister à la messe et y déjeuner. À partir de 1921, des conférences eurent lieu selon des horaires variables. C’est ainsi que plus de 40 conférences furent présentées par des anciens du Collège, entre 1919 et 1935. Par la suite, ce genre d’activités perdit de la popularité et on eu alors recours à d’autres formes de ralliement.

Au fil des années, il faut souligner que la présence continue au sein du conseil d’un frère aviseur, fréquemment le frère directeur, a caractérisé les liens étroits et le respect qui existaient entre les anciens et leurs éducateurs, les frères des Écoles chrétiennes. D’ailleurs, encore aujourd’hui certains anciens, qui ont fréquenté le Collège situé sur la rue Sherbrooke, ont un excellent souvenir de l’implication exceptionnelle du frère Clément qui a joué un rôle déterminant dans le développement et l’existence de l’association.

Au cours de son histoire, plusieurs dizaines d’anciens ont assumé, avec dévouement, la présidence de notre association des anciens et, sans évidemment en faire l’énumération, nous désirons leur manifester toute notre reconnaissance. À travers des périodes plus ou moins actives, celle-ci a traversé les décennies et est encore aujourd’hui bien présente et dynamique sous la direction de notre président actuel, Monsieur Louis Nolin, promotion 2000, et des membres du conseil d’administration. C’est ainsi que plusieurs activités, adaptées à notre époque, illustrent l’ancrage bien solide de  l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis  dans le contexte actuel: les retrouvailles annuelles, la publication du bulletin « Nous …les anciens », la page Facebook et le blogue de l’AAMSL, les bourses aux élèves, le programme de mentorat, etc. Il est satisfaisant de constater que les objectifs actuellement poursuivis par l’association sont encore assez près des objectifs fixés au moment de la fondation de l’association des anciens, il y a près de 100 ans.

Le sentiment d’appartenance et de fidélité à notre Collège de la part des anciens de toutes les générations a certainement constitué un facteur favorable à sa renommée qui, malgré les aléas normaux de l’histoire, est toujours reconnu comme un phare dans le monde de l’éducation. Les membres de l’Association des anciens sont toujours très fiers d’y être associés et de pouvoir continuer à contribuer à son développement et ses projets d’avenir.

Poursuivons la route déjà bien tracée. Soyons donc fiers de la formation que nous avons reçue au Mont-Saint-Louis, heureux d’appuyer notre Alma Mater et prêts à épauler l’équipe d’administrateurs de  l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis.

Nouvelles du Collège – Vie étudiante

Challenge U, un nouveau venu au MSL !      

Chloé Rondeau, 1re secondaire

Depuis l’an dernier, Challenge U joue un rôle majeur au MSL. En effet, cette année, la majorité des enseignant(e)s de notre école utilisent ce site Internet d’apprentissage. Lorsque je suis arrivée à l’école, j’ai été frappée par la qualité de Challenge U et par son esthétisme. Pour en savoir plus là-dessus, j’ai rencontré Monsieur Maxime Quesnel, enseignant en sciences en première secondaire.

Il y a deux ans, Challenge U se nommait Didacti. Le site a changé de nom car son créateur, qui est québécois, voulait percer dans le monde américain. Le nom Challenge U était plus simple à prononcer pour les anglophones. « Avec Challenge U, il est plus facile de transmettre des documents à mes élèves », explique M. Quesnel. « Nous avons choisi ce site car, comme il est québécois, la qualité du français est très bonne. » Challenge U a quelque chose de plus que d’autres sites d’apprentissage : la fonction partage. Cette fonction permet de reprendre le travail d’un autre enseignant et de l’utiliser.

« Si je pouvais changer quelque chose sur Challenge U, ça serait d’avoir un courriel intégré. Il pourrait aussi y avoir une amélioration des options pour le mode examen », nous dit M. Quesnel. Depuis que Challenge U est utilisé, le taux de devoirs non faits a baissé. En effet, les travaux sur Internet ont l’air de stimuler certains élèves. Les professeurs peuvent facilement commenter les travaux de leurs élèves. C’est ce qu’on appelle la rétroaction. Au tout début de son utilisation, M. Quesnel en personne donnait des formations aux autres enseignant(e)s. Avant, les élèves utilisaient des communautés sur le portail. « Les options étaient limitées et ça ne fonctionnait pas très bien », m’a expliqué mon prof de sciences.

Challenge U a beaucoup d’options. Personnellement, j’apprécie ce site parce que les élèves peuvent créer leur page, leurs activités et des groupes. Ce site est vraiment créé non seulement pour les enseignants, mais aussi pour les élèves. Nous sommes assez libres et c’est super. Je crois que c’est cela qui fait que Challenge U est aussi populaire.

Anecdotes de profs

En cours, les enseignants nous racontent souvent des anecdotes vécues dans leur classe. En voici quelques-unes.

Propos recueillis par : Léa Delambre 3e secondaire et Chloé Raymond-Lebel 3e secondaire

Madame Judith Courcelles (enseignante en 5e secondaire)

Pendant un cours, lors d’une journée très chaude, un élève se levait pour aller jeter son mouchoir à la poubelle. Il avançait vers l’avant de la classe d’une démarche plutôt lente et décontractée. Puis, à un moment, il a commencé à déboutonner sa chemise! Pensant que c’était une blague que mes élèves me faisaient, je les ai regardés, mais ils ne comprenaient guère plus que moi ce qui se passait. J’ai demandé à l’élève ce qu’il faisait. Tout honteux, l’élève, qui n’avait pas remarqué qu’il n’avait pas de chandail en dessous de sa chemise, la reboutonna et retourna à sa place.

Monsieur Éric Beausoleil (enseignant en 2e secondaire)

C’était le dernier jour d’école et un élève m’a offert un cadeau pour me remercier de la belle année qu’il avait passée avec moi. En le déballant, je m’attendais à recevoir du chocolat, une bouteille de vin, une carte-cadeau… Mais il m’a plutôt offert une carte avec un billet de 10 $ à l’intérieur! J’ai dû refuser son présent, car je ne peux pas accepter d’argent.

Monsieur Philipe Leclair (enseignant en 3e secondaire)

Ça arrive souvent que les élèves oublient des objets dans les locaux, comme une raquette de badminton ou des souliers de sport. Mais dans ma classe, un garçon n’avait oublié qu’une seule chaussure! L’élève n’a jamais été capable d’expliquer comment il était arrivé chez lui.

Madame Sasseville (enseignante en 2e et 4e secondaire)

J’adore la musique. Lorsque je peux, je fais découvrir des chansons francophones à mes élèves durant les pauses. Un jour, j’avais mis Sous les Sunlights des tropiques de Gilbert Montagné, une chanson qui rend tout le monde de bonne humeur. Quand Fernando, un surveillant, est entré pour venir chercher la liste de présences, il a commencé à danser avec moi. Il n’a suffi que de quelques minutes pour que tous les élèves se mettent à danser à leur tour. C’était mémorable!

Nouvelles de la Fondation

Don au Collège

En octobre 2014, la Fondation a acheté 10 vélos stationnaires et en a fait don au Collège. Depuis, cinq sessions de spinning ont été offertes comme activité parascolaire pour les élèves du 2e cycle en plus d’une session à l’hiver 2015 pour les membres du personnel.  Dans les deux cas, c’est un enseignant de mathématiques du Collège, Jean-Sébastien Leroux, qui les a initiés à l’activité.

À la suite de la réunion du conseil d’administration du 22 février 2016, la Fondation a annoncé l’achat de 5 nouveaux vélos de spinning.

Au début du mois de mars, c’était le début d’une nouvelle activité : Spinning +. Dix-huit personnes, enseignants, membres du personnel non enseignant et directrices, sont inscrites à une session d’entrainement de six semaines combinant le spinning et le conditionnement physique. C’est un ancien de la promotion 2001, Raymond Hall, qui est responsable du volet conditionnement physique.

Le Tournoi de golf

Le tournoi de golf se tiendra le 16 juin 2016 au Club de golf Rosemère. Russell Miller, promotion 1981, et Claude Mailhot, promotion 1967, sont les présidents d’honneur de ce tournoi. Formez un quatuor avec des anciens de votre promotion!

Vélo MSL 2016 dans le cadre de la 17e édition du tournoi de golf

Le 16 juin, venez participer à la première randonnée à vélo organisée en collaboration avec Daniel Boileau, enseignant au MSL de 1973 à 2007.

La Fondation du Collège Mont-Saint-Louis s’associe à la famille Boileau-Long le temps d’un événement. 30 % des profits seront remis à la Fiducie Familiale MJG Boileau/Long, une fiducie fondée en 2011 afin d’aider trois enfants de la même famille atteints de la fibrose kystique.

La soirée-bénéfice du 4 février 2016

Très souvent, le temps passé au Mont-Saint-Louis évoque de beaux souvenirs et une certaine reconnaissance. C’est pourquoi les anciens contribuent à l’occasion au succès des événements de la Fondation. Récemment, l’artiste-peintre Sophie Lambert, promotion 1983, et la jeune designer et entrepreneure Marie-Anne Miljours, promotion 2008, ont accepté avec plaisir de soutenir la Fondation en nous offrant de très belles pièces qui ont été mises à l’encan.

Lisa Birri, promotion 1998, membre de l’équipe cuisine de Ricardio Média, fait partie des anciens qui gardent un attachement profond pour le Mont-Saint-Louis. Dans le cadre de la soirée-bénéfice, elle a accepté de mettre son savoir-faire et ses compétences au service de la Fondation le temps d’un événement. Enfin, pour une 3e année, le chroniqueur vin Ronald Georges, promotion 1986, a participé à la sélection des vins qu’il a présentés aux invités au cours de la soirée.

Les fonds de bourse

La Fondation reçoit de plus en plus de demandes d’appui financier et souhaite aider un plus grand nombre de familles afin de permettre à des élèves de poursuivre leurs études au MSL. Vous pouvez contribuer au Fonds de bourse de la Fondation en ligne fondation.msl.qc.ca ou en postant votre contribution à la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis.

 

 

Décès de Bernard Lamarre, promotion 1948

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Crédit photo: Ordre national du Québec

L’AAMSL a appris le décès de Monsieur Bernard Lamarre promotion 1948.

Monsieur Lamarre a toujours gardé contact avec le Mont-Saint-Louis. Il a été un ami fidèle  et précieux du MSL et de la Fondation. Les membres du conseil d’administration de l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis offrent leurs plus sincères condoléances à sa famille.

Texte publié dans le bulletin Nous les anciens du mois de décembre 2012

Rencontre avec un homme impressionnant

Par Danièle Bélanger

Guy Samson a écrit un très beau livre sur la vie de cet homme qu’il qualifie de géant. Bernard Lamarre – Le génie d’une vie, publié aux Presses internationales Polytechnique en 2007 est un récit qui se lit comme un roman.

Rendez-vous avec Bernard Lamarre, le président du conseil d’administration de l’École Polytechnique de Montréal, un homme possédant une grande ouverture d’esprit. Même si la lecture du livre de Samson suffirait à bien connaître Bernard Lamarre, la rencontre est captivante.

Survol d’une vie

Bernard Lamarre est reconnaissant de la formation reçue au Mont-Saint-Louis prodiguée  par  d’excellents pédagogues. Si on le questionne sur ses professeurs, le premier nom qui lui vient à l’esprit est celui du frère Robert qui a enseigné au Mont-Saint-Louis de 1908 à 1957. Ce mathématicien hors pair avait également enseigné au père de Bernard Lamarre et ses compétences et aptitudes étaient reconnues et appréciées de la famille. Le frère Robert a prodigué au jeune Lamarre et à ses confrères de classe un enseignement rigoureux des mathématiques, les intéressant aussi à l’astronomie dans un milieu favorable à l’apprentissage et au dépassement.

Bernard Lamarre a été pensionnaire au Mont-Saint-Louis de l’âge de 12 à 16 ans. Les frères ont ainsi contribué à prendre le relais de la famille en ce qui a trait à l’éducation générale. « Ils ne faisaient pas juste t’enseigner, mais ils t’apprenaient à être autonome et t’aidaient à développer la capacité de voir par toi-même ce qu’il est bon de faire ». Gradué du cours scientifique en 1948, le jeune Lamarre file à l’école Polytechnique (y entrant en 2e année) d’où il graduera quatre années plus tard. En 1952, il a 20 ans et diplôme en poche, il reçoit une bourse d’étude de deuxième cycle lui permettant de poursuivre ses études en Angleterre. C’est ainsi que le jeune ingénieur civil obtiendra une maîtrise de l’Imperial College de  Londres.

Entre temps, Bernard Lamarre avait fait la connaissance de Louise Lalonde, la femme qui deviendra  sa compagne de vie. En1955, Bernard Lamarre choisit de demeurer à Montréal malgré l’opportunité de travailler auprès de son père ingénieur à Jonquière.

Lalonde et Valois : la firme d’ingénieurs conseil dans laquelle Bernard Lalonde a fait ses débuts, l’entreprise au sein de laquelle il a démontré son savoir faire et son audace. S’il ne se qualifie pas de visionnaire, nul doute que la lecture ou l’écoute du récit de son parcours incite à lui accoler ce qualificatif.

1963, naissance de Lalonde, Valois, Lamarre, puis développement fulgurant de l’entreprise alors que Bernard Lamarre en est le PDG. 1972, Lavalin, voit le jour parallèlement au projet de la Baie James.  Bernard Lamarre est alors à la tête de ce qui deviendra une des plus importantes firmes de génie-conseil au monde.

Parallèlement à sa carrière d’ingénieur, Bernard Lamarre s’est beaucoup intéressé à l’art, notamment à l’art contemporain. La collection Lavalin, acquise par le Musée d’Art contemporain de Montréal en 1992, suite à la fusion de SNC et de Lavalin, est un héritage précieux du couple Lalonde-Lamarre à la société québécoise. S’il n’eut été des principes du couple (achat d’œuvre d’artistes vivants) et des compétences de Louise en la matière, ces œuvres n’auraient pas été rassemblées ainsi. Faut-il rappeler que la première acquisition de la collection Lavalin en 1960 est une œuvre de Marcelle Ferron choisie par Bernard Lamarre?

Bernard Lamarre a présidé le conseil d’administration du Musée des beaux-arts de Montréal entre 1982 et 1991 et aussi de 1997 à 2008, mettant ainsi au service de la société MBAM son expérience, ses talents et sa notoriété. Nous savons les succès de ce grand Musée, qui a notamment connu une expansion importante sous la présidence de Bernard Lamarre.

Si la vie fut un feu roulant pour Bernard Lamarre et son épouse Louise Lalonde, ensemble ils ont accompli avec brio l’œuvre de leur vie en amenant à bon port leurs sept enfants.

Août 2012, Bernard Lamarre a l’âge de la sagesse. La vie, ses bonheurs, ses épreuves ont façonné cet homme de la trempe des battants. Quelle chance de compter Bernard Lamarre parmi nos anciens, un représentant toujours soucieux du bien être de ce Collège qu’il a jadis habité.

Officier de l’ordre du Québec et de l’ordre du Canada. Entre 1973 et 1993, il a reçu plusieurs autres honneurs ainsi que des diplômes honorifiques de plusieurs Universités.