Décès de Monsieur Maurice Lalonde, promotion 1948 à l’âge de 89 ans

Avis de décès
En mai 2012, Lucienne Rioux-Morency, présidente de la Fondation et Danièle Bélanger, directrice de l’AAMSL et de la Fondation, ont rendu visite à Monsieur Lalonde à Kingston où il vivait depuis quelques années.
Un article à son sujet a été publié dans le bulletin Nous les anciens.
L’AAMSL offre ses plus sincères condoléances à la famille de Monsieur Lalonde. La Fondation du Collège se souviendra d’un ancien, devenu un généreux donateur, reconnaissant envers les frères des Écoles chrétiennes pour la qualité de l’éducation reçue et pour l’accueil qui lui a été fait malgré ses origines modestes.

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Maurice Lalonde, promotion 1948

maurice lalonde

En mai 2012, Lucienne Rioux-Morency, présidente de la Fondation et Danièle Bélanger, directrice de l’AAMSL et de la Fondation, ont rendu visite à monsieur Maurice Lalonde.

« Si un jour j’écris ma biographie, elle s’intitulera In search of an education. »
Maurice Lalonde incarne la satisfaction d’une vie accomplie. Même si le décès de sa femme en 1996, la mère de ses huit enfants, a laissé derrière lui une époque révolue,
il a trouvé la force de survivre à cette épreuve. À 82 ans, cet homme agréable a noté ses
souvenirs sur plusieurs pages manuscrites afin de préparer la rencontre avec les représentantes de son Collège.

Kingston, le 30 Mai 2012
La journée est magnifique, notre hôte est digne, bien mis, et nous fait bon accueil. Nous
sommes là pour parler du Mont-Saint-Louis, mais aussi de la vie bien remplie d’un ancien qui doit beaucoup à des parents attentifs à offrir une éducation de qualité à leurs enfants et à des frères qui ont accompli leur mission avec brio.

Les frères des Écoles chrétiennes : une communauté religieuse soucieuse d’offrir des services scolaires de qualité dans les milieux ouvriers. À Montréal, les écoles Saint-Henri, Saint-Laurent, Saint-Jacques et Sainte-Cunégonde offraient un enseignement primaire accessible à la communauté. Dans les années quarante, ce dévouement et cette attention particulière pour les enfants des familles de travailleurs démontraient déjà la modernité du projet éducatif des frères des Écoles chrétiennes.

En 1942, la famille Lalonde a fait le choix de revenir s’établir à Montréal, quittant la petite ville de Bedford dans les Cantons de l’Est, sachant que l’éducation serait ainsi plus
accessible à leur progéniture.

L’importance des bourses d’études
« Si je n’avais pas eu cette bourse, ma vie aurait été complètement différente ».
Le Mont-Saint-Louis fondé en 1888 à Montréal est le premier établissement d’enseignement secondaire bilingue de formation commerciale et
scientifique pour les garçons. Si ce collège accueillait plusieurs enfants issus de familles
aisées, des bourses d’études permettaient à des jeunes provenant de milieux plus modestes d’y accéder. Les élèves des classes de neuvième année fréquentant les écoles des frères des Écoles chrétiennes pouvaient prendre part à un concours institué chaque année leur permettant de bénéficier d’une bourse de quatre années d’études au Mont-Saint-Louis. Maurice Lalonde a eu la bonne fortune d’accéder ainsi aux études secondaires. Le jeune homme a alors poursuivi une certaine tradition familiale puisque plusieurs garçons Lalonde avaient fréquenté le Mont-Saint-Louis. Contre vents et marées, Maurice Lalonde a complété son cours scientifique, diplôme qui lui ouvrait entre autres les portes de l’École Polytechnique. Mais le choix d’une carrière militaire, une décision liée à un attrait irrésistible pour l’aviation l’amènera d’abord au Collège militaire Royal Roads à Victoria, puis au Collège militaire Royal du Canada à Kingston. Il faut dire que le Mont-Saint-Louis possédait déjà une certaine tradition militaire, la participation au corps de cadet étant obligatoire. En 1952, Maurice Lalonde se marie à Montréal avec une jeune fille de la Colombie-Britannique. Ensemble ils fonderont une famille et s’établiront dans diverses régions du pays et même en Europe. Ils vivront dix-sept déménagements et plusieurs vacances en camping, question de voir encore du paysage.

La carrière
Maurice Lalonde est ingénieur aéronautique, il a pris part à plusieurs envolées et
a fait partie du Quartier général de l’aviation à Ottawa. Son regard s’illumine lorsqu’il
nous parle de l’Arrow, l’avion qui devait devenir la plus grande réussite aéronautique
canadienne, mais qui a été sabordé par le premier ministre Diefenbaker. Il a été officier
de génie aéronautique, gérant de projet au Quartier général et assistant du général en
charge du génie aéronautique à Ottawa. Il a enseigné les mathématiques au Collège
militaire de Saint-Jean et il a été conseiller municipal (deux termes) échappant à la mairie en raison d’un déménagement. Un souvenir particulier lié au parcours professionnel? Sans hésitation, monsieur Lalonde parle d’une envolée au-dessus
du cercle polaire en 1960 alors que la surface observée était couverte de glace (ce qui n’est plus le cas présentement). Ce vol sans système radio permettant l’essai technique du nouveau système de navigation ANTAC fut effectué à la mi-août alors que le soleil et la lune ont rendez-vous. Maurice Lalonde a fait partie d’une petite équipe de pionniers dans le domaine de l’aviation canadienne. Et parallèlement à ces nombreux engagements professionnels, monsieur Lalonde a été très impliqué au sein du monde
de l’escrime : compétiteur, instructeur (maître d’arme) et responsable de l’organisation et de la gérance des compétitions d’escrime aux Jeux olympiques de Montréal en 1976.

Une retraite méritée
1984 : le début d’une retraie active, dans les Cantons de l’Est d’abord où le père de
famille avait trouvé le temps d’aménager une demeure pour les siens puis sur une ferme à Yarker près de Kingston, une terre de 125 âcres où monsieur Lalonde a finalement passé les plus belles années de sa vie auprès de sa compagne Daphnée. Ils élevaient les poulets et offraient le gîte à des amis et des connaissances. Elle jardinait, il s’occupait de la production de cidre de pomme pour le plaisir et de sirop d’érable plus sérieusement. Déclaré champion à la suite de sa participation à un championnat du monde, une
compétition qui se tenait à Toronto, Maurice Lalonde a introduit le sirop d’érable et les produits de l’érable dans la région de Kingston.

Et maintenant…
Le père, le grand-père, l’homme engagé, toujours préoccupé par les questions politiques et linguistiques trouve à bien remplir ses journées en réalisant des projets et en s’impliquant dans des causes qui lui tiennent à cœur. Il est fier d’avoir accompli un projet d’envergure pour ses descendants : Maurice’s Photo Legacy est un document
DVD présentant 3 000 images identifiées, issues d’une collection de 10 000 photos. Puis, à la suite de la maladie qui lui a enlevé sa bien-aimée beaucoup trop tôt, il s’implique activement au sein de l’organisation Death with dignity, soucieux de défendre cette
cause et de sensibiliser d’autres personnes à cet enjeu social et humain très important.

L’après-midi tire à sa fin. Nous avons le choix entre un verre de Sherry et une visite guidée de la ville dans une PT Cruiser rouge. La raison l’emporte et nous voilà partis pour le tour de Kingston, visite de la base militaire et du Fort Henry en prime.
D’autres souvenirs, d’autres anecdotes dans un décor splendide sur les rives du lac Ontario. Nous avons eu la chance de partager un très beau moment avec un ancien toujours attaché à l’institution qu’il a fréquentée il y a plus de soixante ans, un homme qui a bossé toute sa vie, fort de l’instruction et de l’éducation reçue, un don de ses parents et d’un Collège.

Le Mont-Saint-Louis
Maurice Lalonde se souvient du frère Jean et de la physique, du frère Robert et des mathématiques, du frère Roméo et de la littérature, du frère Victor et de l’anglais, du frère Gédéon, gradué de l’École des Beaux-Arts, et des cours de dessin, du frère Uzeb
responsable de la discipline et Major dans l’armée de réserve et enfin du frère David, professeur de chimie puis directeur. Le diplômé du cours scientifique est encore aujourd’hui émerveillé de la formation à laquelle il a eu droit : deux ans de philosophie et deux ans de latin, un enseignement bilingue prodigué par des hommes perfectionnistes et rigoureux sans êtres obsessifs et obtus. S’il a enseigné la trigonométrie sphérique à des élèves de première année à l’Université, Maurice Lalonde sait que c’est en 1re Sciences qu’il a abordé cette notion pour la première fois, au Mont-Saint-Louis. Enfin, si l’ouverture d’esprit caractérisait plusieurs instituteurs, pour Maurice Lalonde et sa famille, c’est chez le frère David qu’elle a pris tout son sens ; un directeur moderne et soucieux du bien-être de ses protégés.

Nous les anciens, septembre 2012

Merci aux artistes qui ont participé au spectacle du 8 novembre 2018

 

Louis-Martin Gignac

Louis-Martin Gignac, 18 ans, ancien MSL promotion 2017. Étudiant au cégep de Saint-Laurent en littérature, il est impliqué dans de nombreux projets (troupe de théâtre de Saint-Laurent, Cégep en spectacle, équipe d’improvisation, etc.).

 

Anne-Marie Beaudette

Reconnue pour la finesse de ses interprétations et sa connaissance du répertoire baroque français, la soprano québécoise Anne-Marie Beaudette poursuit sa carrière entre la France et le Québec depuis bientôt dix ans. Elle collabore avec plusieurs ensembles dont le Poème harmonique, Les Paladins, les Cris de Paris, le Concert Spirituel et l’Ensemble Pygmalion. Elle a chanté sur les scènes de l’Opéra-Comique de Paris, des opéras d’Avignon, Reims, Metz et à l’Opéra Royal du Château de Versailles. Elle défend le répertoire français avec le Centre de musique baroque de Versailles et avec l’ensemble Les Monts du Reuil, exhumant les opéras comiques de Duny, Philidor, Méhul et Grétry. Récemment, elle était soliste dans l’Oratorio de Noël de Bach avec le Studio de musique ancienne de Montréal et l’ensemble Caprice. Cette saison elle sera soliste avec le Studio de musique ancienne de Montréal dans la série des Cantates de Bach à la salle Bourgie et avec le Chœur de Laval sous la direction de Dany Wiseman.

Dominic Lorange

Dominic a été formé en théâtre, en chant et en danse à l’école supérieure de théâtre musical. Apprécié pour sa polyvalence et pour son jeu nuancé, il poursuit une carrière diversifiée en français et en anglais qui lui a permis de se produire autant à l’opéra, au théâtre qu’à la télévision, que ce soit sur des scènes locales ou internationales, en plus de prêter sa voix à des projets de doublage et de narration. Il faisait notamment partie de la création de l’opéra « Another Brick in the Wall » présenté en première mondiale à Montréal où il tenait le rôle du « Teacher ».

Jérémie Gates

Jérémie Gates a reçu un diplôme du Collège Mont-Saint-Louis en 2011. À la suite de sa graduation, il a continué ses études au CÉGEP Vanier en musique. Jérémie termine présentement une maîtrise en interprétation classique à l’Université McGill sous la direction de Julia Gavrilova. Il a aussi travaillé sous les pianistes Jean Marchand, Micheal McMahon, Ronan O’Hara et André Laplante.

Louis-Solem Pérot

Louis-Solem a grandi à Montréal dans un univers musical. Ses parents, Olivier Pérot, luthier, et Martine Rocheleau-Léger, professeure de violon, ont voulu donner à leur fils une éducation musicale dès son plus jeune âge. C’est à Québec qu’il découvre les possibilités de collaborations interdisciplinaires ainsi que la scène pop-rock émergentes  qui l’intéresse tout de suite. Il termine cette année son baccalauréat au Conservatoire de Musique de Québec dans la classe de Blair Lofgren. Le jeune musicien est rédacteur pour un blogue, il participe à des enregistrements en studio et il a aussi signé des arrangements de cordes sur différents projets.

Au Conservatoire, il est membre actif de la Classe de création dirigée par le compositeur Yannick Plamondon et siège au conseil étudiant de son école. L’art fait partie intégrante de sa vie et c’est pour lui une façon de rassembler, d’émouvoir et de partager.

Ariane Racicot

Ariane Racicot, ancienne élève du MSL, est d’abord formée en piano classique depuis l’âge de 6 ans. Elle change d’orientation pour le jazz à 16 ans et étudie aux côtés de Lorraine Desmarais au Cégep st- Laurent. Présentement, elle poursuit ses études en interprétation jazz à l’Université de Montréal.

Katherine Adams

Comédienne multidisciplinaire, Katherine Adams prête sa voix à de nombreux projets. Au cours des dernières années, elle a joué dans Les Tuches,  on l’a vue apparaître dans les 6 dernières saisons d’Unité 9 et elle a assuré la mise en scène des trophées francophones du cinéma à Beyrouth au côté de Costa Gavras. Productrice et auteure, elle a également agi à titre de directeur artistique auprès d’organisations nationales et internationales telles : La Conférence du millénaire, les Nations Unies, le comité olympique canadien, le Cirque du Soleil, Lune Rouge et plusieurs autres. Détentrice d’une maîtrise en art dramatique et avocate, Katherine a travaillé aux communications et aux relations publiques de la Cour Pénale Internationale et de ONE DROP. Avec son mari, le comédien Laurent Imbault, elle a fondé les Acteurs Associés, le premier regroupement d’acteurs autonomes au Québec, ainsi que Global Goodness, le premier média canadien consacré aux nouvelles positives.

Nabi-Alexandre Chartier

Son sourire et son afro emblématique ont marqué une génération. Gagnant de la première édition du concours VJ recherché, les Québécois l’accueillent quotidiennement dans leurs salons à l’émission Plus sur Commande diffusée sur les ondes de MusiquePlus. Depuis 2012, il travaille comme réalisateur, journaliste, et chroniqueur à plusieurs émissions d’ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE, dont La Faites du bruit et Culture Club. Il est également collaborateur à l’émission l’Heure est grave diffusée à Télé Québec.

Philippe Robert

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 2006, Philippe a joué dans une trentaine de productions théâtrales, dont D’Artagnan et les Trois Mousquetaires (Théâtre Denise-Pelletier), PIG (Abat-Jour Théâtre), Sherlock Holmes et le chien des Baskerville (Théâtre Advienne que pourra), Münchhausen (Théâtre Tout à Trac), et Le bizarre incident du chien pendant la nuit (Compagnie Jean-Duceppe). Pour le Théâtre Advienne que pourra, il a signé l’adaptation et la mise en scène de Tom Sawyer, présentement en tournée.

Prochainement, on pourra le voir dans la pièce Un chêne, au Théâtre Prospero, ainsi que dans Le Schpountz, au Théâtre du Rideau vert.

Émilie Sigouin

Formée comme artiste visuelle à l’UQÀM, mime à l’école OMNIBUS puis comédienne au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Émilie Sigouin s’est spécialisée dans la création d’oeuvres scéniques interdisciplinaires. Dès sa sortie du Conservatoire, elle fonde Tête au Corps, pour laisser libre cours à ses créations. Depuis six ans, dans le cadre de cette compagnie, elle alterne ses activités entre le jeu, la mise en scène et l’écriture. Elle est notamment l’auteure d’Histoires ordinaires et de la courte pièce Limbes. Parmi ses engagements marquants, comme comédienne, elle collabore avec Denis Côté dans Que ta joie demeure, ainsi qu’avec des réalisateurs de la relève. Sur la scène, elle participe surtout à des créations, notamment à Rue Fable, une pièce de théâtre corporelle d’OMNIBUS.

Marie-Ève Trudel

Marie-Ève est diplômée de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe (récipiendaire du Prix Laurier d’or 2006). On a pu la voir dans les pièces La Corneille (Théâtre du Rideau Vert), les Zurbains (Théâtre le Clou), KICK (Théâtre aux Écuries), Televizione (Quat’Sous), et Harold et Maude (Duceppe). Elle a aussi participé à quatre productions du Théâtre Tout à Trac (Le Tout pour la Toux, Les Vieilles, Alice in Wonderland, Le Baron de Munchausen) qui l’ont emmenée en tournée au Canada, en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient. De 2011 à 2014, elle a travaillé avec le Nouveau Théâtre Expérimental. Elle est aussi lectrice à l’émission Plus on est de fous plus on lit sur les ondes de Radio-Canada Première.

Antoine Therrien

Antoine Therrien a terminé ses études au MSL en 1996. Ancien joueur d’impro, il a aussi entraîné l’équipe d’improvisation du Mont-Saint-Louis pendant quelques années. En 2002, le Collège l’engage comme enseignant de latin, puis d’histoire avant de lui confier la mise sur pied du cours de Civilisations classiques, propre au Collège. C’est à la rentrée scolaire 2010 qu’Antoine Therrien entre dans les fonctions de directeur de classe, poste qu’il occupe encore cette aujourd’hui.

Olivier Marchand

Olivier Marchand a étudié au Mont-Saint-Louis, rue Sherbrooke de 1940 à 1947. Il a ensuite passé plusieurs années à explorer l’écriture journalistique, moment où s’est établi entre lui et Gaston Miron une solide amitié. Il devient ensuite traducteur et rédacteur de dépêches à l’agence de nouvelles La Presse Canadienne. C’est à ce moment, en 1953, que paraît le mythique recueil Deux Sangs, expression de la démarche existentielle le liant à Gaston Miron. Deux Sangs donne le coup d’envoi des éditions de l’Hexagone, où Olivier Marchand réunit toute sa production en 1971, dans Par détresse et tendresse.

Jules Beausoleil

Jules Beausoleil, 11 ans, créatif, vif et déterminé.  Il entretient une passion pour les arts plastiques et dramatiques, pratique le théâtre depuis l’âge de 5 ans, rêve d’une carrière dans les arts de la scène.

Simon Bachand

Né le 10 novembre 1969 à Ville St-Laurent. Simon a toujours aimé dessiner et créer. Attiré par l’être humain, il a travaillé 17 ans en santé mentale, auprès des gens vivant de la détresse psychologique et étant aux prises avec des enjeux de santé mentale. En 2015, Simon décide de se consacrer à temps plein à la peinture qui était jusqu’à là un hobby.

Sa démarche est simplement la suite d’un parcours et la poursuite d’une quête qui est de connecter avec la vie et la vivre avec légèreté et authenticité. Les thèmes varient, mais ses objectifs restent les mêmes: Représenter la vie, faire vivre une expérience aux observateurs, les toucher, tout en continuant d’évoluer en tant que personne. En faisant cela, il éprouve un sentiment de liberté.

L’Art est une occasion de susciter une émotion, une introspection, peut-être éveiller quelque chose de latent chez l’observateur.

 

 

Nelligan de retour au MSL 130e anniversaire du Mont-Saint-Louis

par Danièle Bélanger, promotion 1981

 

Spectacle présenté au Collège Mont-Saint-Louis le 8 novembre 2018, une idée de Guy St-Onge, d’après l’oeuvre de Daniel Mativat

Les prémices de la présentation de ce spectacle remontent à 2013. Dès cette année-là, il a été question de regrouper des talents issus de la communauté des anciens du Mont-Saint-Louis afin de faire un spectacle. Si le projet ne s’est pas concrétisé pour le 125e anniversaire du Collège, c’est en 2018 qu’il a finalement vu le jour afin de souligner le 130e anniversaire.

La rencontre avec Ghislain Arsenault a été déterminante dans la réalisation du projet. Il a suggéré la tenue d’une première réunion de production à laquelle François Arbour a participé. C’est à la suite de cette rencontre que les représentantes du Collège, Lucienne Rioux- Morency, Dominique Delhaes et moi, avons compris qu’il y aurait un spectacle au Collège en 2018.

D’autres personnes se sont rapidement jointes à cette équipe de production : Anne-Marie Beaudette, Stéphane Bourrelle, Louis-Martin Gignac, Patrick-Franke-Sirois, Suzanne Léveillé et Dominic Lorange. Cette incursion dans le monde du spectacle nous aura permis à Lucienne, Dominique et moi de faire la connaissance de bien beaux êtres humains. Rencontres dynamiques, chaque réunion ouverte à de nouveaux invités fut l’occasion de faire avancer le projet et de tisser des liens avec nos anciens. À la suite d’une de ces rencontres, Dominic Lorange a bien exprimé ce que plusieurs d’entre nous ont ressenti au cours des derniers mois : « formidable réunion, pleine d’échanges constructifs où foisonnaient les idées ».

Ainsi, des artistes issus de notre communauté ont accepté de participer à ce projet de spectacle par passion, par amour de leur métier et du MSL…

La prestation du 8 novembre dernier, une mise en lecture, a rassemblé de beaux talents, comédiens, chanteurs, musiciens, gens de communication, gens de lettres, qui ont participé à un événement unique.

Si la vie de Nelligan est sombre, Daniel Mativat ne l’a pas dramatisée. Il a choisi de présenter un destin. Son œuvre nous permet de connaitre le talent indéniable d’un jeune homme qui voulait exprimer ses émotions, et de découvrir son imaginaire. C’est l’histoire d’un être différent, sensible, qui nous partage sa douleur de vivre en exprimant son désarroi.

Nelligan de retour au MSL, fut une humble tentative de présenter à notre façon une partie de l’œuvre du jeune poète.

Présentation des artisans et les artistes
Plusieurs anciens élèves du Collège ont généreusement accepté de participer à ce très beau spectacle et nous les remercions chaleureusement.
Nos lecteurs
Simon Chalifoux 2005, Katherine Adams 1981, Nabi-Alexandre Chartier 1999, Philippe Robert 1997, Émilie Sigouin 2004, Marie-Ève Trudel 1997, Antoine Therrien 1996, Olivier Marchand 1947
Nos chanteurs
Anne-Marie Beaudette 1997, Dominic Lorange 1992
Nos musiciens
Jérémie Gates 2011, Louis-Solem Pérot 2013, Ariane Racicot 2014
Nos Nelligan
Jules Beausoleil, Louis-Martin Gignac 2017

Simon Bachand 1986, artiste peintre, s’est laissé inspirer par ce très beau spectacle.

Conception, choix des textes, mise en lecture : Anne-Marie Beaudette, Danièle Bélanger, Suzanne Léveillé, Dominic Lorange
Réalisation scénique : François Arbour, Danièle Bélanger, Stéphane Bourrelle, Dominique Delhaes, Suzanne Léveillé, Gabriel Pelland
Collaborateurs à la production
Lucienne Rioux Morency, présidente de la Fondation
Consultant production : Ghislain Arsenault 1978
Design graphique : Stéphane Bourrelle 1981 et Nathalie Nassif 2NSB
Régie son : François Arbour 1983
Régie éclairage : Gabriel Pelland, 4e secondaire
Production des vidéos : Patrick Francke-Sirois 2007 Casadel Films
Projection vidéo : Lucas Azar, 5e secondaire
Technicienne de scène : Laurélie Ménard , 4e secondaire
Responsable photo : Colin Dumouchel, 5e secondaire
Responsable de la mise en lecture et coachnig d’acteur : Suzanne Léveillé
Coordination de l’événement : Danièle Bélanger et Dominique Delhaes

Émile Nelligan ou l’abyme du rêve de Daniel Mativat

Yannick Nézet-Séguin, promotion 1992

Le Collège Mont-Saint-Louis a mené, en 130 ans d’existence, des milliers d’élèves vers la réussite et le dépassement de soi. C’est tout un honneur d’y avoir étudié !

Yannick Nézet-Séguin.jpg

À l’intérieur d’une éducation de haute qualité et à la fine pointe des changements sociétaux multiples, le Mont-Saint-Louis a su réserver une place au rêve. C’est l’éducation, très certainement, mais aussi le rêve, qui propulsent les jeunes vers la réalisation de leurs idéaux !

Pour ma part, 25 années de rêve se sont écoulées depuis l’étude du Vaisseau d’or de Nelligan, en passant par le Vaisseau fantôme de Wagner… durant lesquelles je suis chaque jour reconnaissant au Collège Mont-Saint-Louis et à mes professeurs formidables.

Félicitations et merci à tous !

Yannick Nézet-Séguin, C.C; O.M; D.H.C.

Music Director, The Philadelphia Orchestra

Music Director, The Metropolitan Opera of New York

Directeur artistique et Chef principal, Orchestre Métropolitain de Montréal

Honorary Conductor, Rotterdams Philharmonisch Orkest

Honorary Membre, Chamber Orchestra of Europe

Texte publié dans le programme-souvenir du spectacle Nelligan de retour au MSL présenté le 8 novembre 2018

Olivier Marchand, promotion 1947

C’est à titre de poète que me voilà associé à cet événement Nelligan.  Ce qui n’est pas mince affaire, puis-je dire.  Mais le Mont-Saint-Louis, en 130 ans, n’est pas là pour s’en étonner.  Déjà, il avait accueilli Nelligan.  Pourquoi pas Olivier Marchand?  Pourtant, la vocation du collège était plutôt scientifique et commerciale, quand j’y suis entré, mais le gros bataillon de Frères était en mesure de ne rien négliger sur le plan de la culture générale.Olivier Marchand 2

La bibliothèque du collège était un lieu privilégié et les cours de littérature occupaient une place importante.   Donc, tout en maniant l’algèbre et les cornues, j’ai pu, rue Sherbrooke, donner libre cours à mes élans poétiques et la revue MSL était là pour diffuser mes écrits.

Et j’étais peut-être stimulé par les mânes d’Émile et autres grands esprits hantant les corridors du vieux collège.  Si bien, qu’en 2013, dans le bel ouvrage résumant les 125 ans d’histoire du MSL, j’eus droit à une place de choix, au détriment de Nelligan.  Mais, cinq ans après, l’équilibre est rétabli. Nelligan est célébré comme il se doit en tant qu’Ancien.

À mon arrivée au Mont-Saint-Louis, en 1940, le collège avait à peine plus de 50 ans mais, à mes yeux de 12 ans, il paraissait déjà bien vénérable.

Partout, des escaliers monumentaux aux marches creusées par les pas impatients de centaines de jeunes gens.

Les vieux murs avaient quelque chose de rassurant, prenant exemple, si l’on peut dire, sur nos maîtres si dévoués.

C’est là, rue Sherbrooke, au coeur d’un quartier qui n’a pas tellement changé que j’ai écoulé sept années.

Nelligan vécut comme moi dans ce quartier et j’ai été habité, comme lui, de phantasmes que les bons frères surent contenir en me faisant réfléchir par l’étude de la philosophie et des grandes oeuvres de la littérature mondiale.

Aujourd’hui, pour bien des raisons, je suis honoré de m’associer à ce moment de la vie d’une grande institution d’enseignement, en compagnie d’un grand poète que je salue bien bas…

Texte publié dans le programme-souvenir du spectacle Nelligan de retour au MSL présenté le 8 novembre 2018

Les brèves décembre 2018

Jade-Mariuka Robitaille, promotion 2007

A remporté le prix de la Meilleure Actrice Catégorie Horreur pour Terreur 404 au Rio WebFest au Brésil.

Olivier Arbour-Masse, promotion 2002

Fait partie des 20 personnes nommées pour les gestes les plus inspirants des prix MAMMOUTH 2018 de Télé-Québec.
Partager des solutions pour moins consommer
« Portant sur l’importance de consommer moins, la vidéo d’Olivier a tellement bien expliqué le concept de décroissance qu’elle a été vue et partagée plus de 3 millions de fois. »

Martin Sara 1986 et Éric Sara 1991

Sont copropriétaires de Schwartz’s dont c’était le 90e anniversaire récemment

Martin est vice-président administration et Éric est vice-président finances

Joseph Hillel, promotion 1980

Sortie de son documentaire Rêveuses de villes présenté dans le cadre des Rencontres internationales du documentaire de Montréal

Pierre Pichette, promotion 1980

Est président et fondateur de l’entreprise Sel et Caramel 
Ses produits sont disponibles en ligne www.seletcaramel.com