Ils ont étudié au Collège

Aujourd’hui, ils s’investissent dans leur milieu

Diane Aubé (1986) Enseignante de mathématique
Danièle Bélanger (1981) Directrice de l’Association des anciens et de la Fondation
Yvan Bélisle (1990) Enseignant de science et technologie
Rose Boulanger (2012) Enseignante d’éthique et culture religieuse

Marie-Noël Choquet (1997) Enseignante de français
Julie Couillard (1986) Technicienne en loisirs
Judith Courcelles (1995) Enseignente d’univers social

Geneviève Des Roches (1996) Enseignante de science et technologie
Jean-Philippe Giroux (2000) Enseignant d’univers social                      

Michel Hétu (1972) Directeur des ressources financières et ressources humaines

Sandra Jolicoeur (1999) Enseignante de science et technologie
Dominique Laplante (1999) Enseignante d’anglais
Élaine Lavoie (1978) Enseignante de français

Marie-France Legault (1987) Technicienne travaux pratiques
Marc Lemire (1985) Animateur vie spirituelle et engagement communautaire
Stéphanie Marcoux (1988) Enseignante de français

Amélie Mathieu (2000) Enseignante de français
Luc Morin (1981) Enseignant de science et technologie
Geneviève Paré (2002) Enseignante d’univers social
Marie-Ève Perrotte (1993) Professionnelle au soutien à l’apprentissage

 

Éric Richard (1996) Enseignant d’univers social
Antoine Therrien (1996) Directeur de classe

 

 

Les Brèves Septembre 2020

Simon Telles 2011

Élu à la présidence de l’organisme Force Jeunesse. Simon travaille aussi pour Trivium Avocats en droit des organisations à but non lucratif.

 

 

Émile Barnes 2013

A fondé la CED (Communauté de l’Éducation sur les Dépendances), un organisme à but non-lucratif visant à soutenir les jeunes aux prises avec des problèmes de dépendance tout en bonifiant l’offre culturelle.

 

A fondé la CED (Communauté de l’Éducation sur les Dépendances), un organisme à but non-lucratif visant à soutenir les jeunes aux prises avec des problèmes de dépendance tout en bonifiant l’offre culturelle.

Louis-Solem Pérot 2013

Sortie de l’Album « Aux Frontières » d’Anthony Roberge, direction artistique : Louis-Solem Pérot.

 

 

Alice Girard-Bossé 2015

Récipiendaire de la bourse Fernand-Seguin 2020.

 

Paule Dagenais 2006

Lancement de son roman « Le visage d’A.B. Soloviev », Les Éditions de La Tournure.

 

Colin L. Racicot 2007

Son court-métrage d’animation « D’où viennent les lapins? » obtient l’aide de la SODEC en développement.

 

 

Patrick Francke-Sirois 2007

Son court-métrage « Atlantis » obtient l’aide de la SODEC en développement. Patrick chapeaute l’ensemble des activités de Cadadel qui a obtenu 4 nominations aux Prix Gémeaux.

 

 

Pamela Prud’homme 2007

Professionnelle scientifique à l’IRSST et première autrice du rapport sur les effets des pesticides sur les travailleurs agricoles.

 

 

Émilie Choquet 2004

Sortie de son roman « Un espace entre les mains », Boréal.

 

 

Maude Nepveu-Villeneuve 2002

Récipiendaire d’un Prix des libraires du Québec pour la jeunesse pour son album « Simone sous les ronces », illustré par Sandra Dumais, Éditions FonFon.

 

Nicholas Gildersleeve MSL 1994

Nommé directeur-général à La Casa.

 

 

Hubert Villeneuve 1995

Sortie de son livre « Teaching Anticommunism : Fred Schwarz and American Postwar Conservatism », Les éditions universitaires McGill-Queen’s.

 

 

Louis Lortie MSL 1970 à 1973

En concert à la salle Bourgie à partir du 14 octobre 2020.

 

 

Jean-François Pronovost 1973

Nommé conseiller en transport – Bureau de la transition écologique et de la résilience à la Ville de Montréal. Il a aussi occupé des postes importants chez Vélo Québec et est cœur de la création de la Route verte.

 

 

Jean-Louis Desrosiers a travaillé au MSL de 1975 à 2018

Exposition de photographies : fouvracfleury.com – Galerie CHAFOUF

 

 

Vie étudiante

Le camp d’accueil du MSL

Le traditionnel camp d’accueil du Collège s’est déroulé à la fin de l’été afin de souligner ce nouveau départ qu’est l’entrée au secondaire de nos futurs élèves. Au fil de la semaine, les groupes de première secondaire se sont succédé au MSL. Tous ont été invités à venir y passer une journée en compagnie de l’équipe de la vie étudiante et du soutien aux élèves, des moniteurs (élèves du 2e cycle) et de quelques-uns de leurs enseignants.

Certes, la version 2020 du camp d’accueil a nécessité certaines adaptations. Toutefois,  les objectifs demeurent les mêmes : nos futurs élèves ont pu faire connaissance avec les élèves de leur groupe, apprivoiser les lieux et rencontrer les membres du personnel dans une ambiance festive et estivale. Au programme de la journée : rallye dans l’école, jeux de connaissance, grand jeu, sports et activité d’intériorisation et beaucoup de sourires. On a bien hâte de se revoir à la rentrée !

Nouvelles de la Fondation Septembre 2020

En ce début d’année scolaire 2020-2021, consciente des besoins liés à la crise de la COVID-19, la Fondation du Collège Mont-Saint Louis fait appel à la solidarité et à l’engagement des anciens élèves du MSL pour contribuer au fonds de bourse. Plusieurs de nos anciens élèves ont déjà choisi d’appuyer ce volet de la campagne majeure de financement.

 

À la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis, la crise liée à la pandémie a entraîné de nouvelles demandes d’aide financière. Ainsi nous avons apporté une aide d’urgence à quelques familles. Tous les parents que nous avons aidés nous ont témoigné leur soulagement, leur reconnaissance et leur respect envers la Fondation du Collège. Nous savons que ces sentiments rayonneront pour toujours sur le MSL.

Chaque don compte et fait une différence

La campagne majeure de financement 2016-2021, dont Objectif est de 1 250 000 $, se poursuit.

Septembre 2020

La Fondation maintient ses opérations courantes tout en respectant les consignes émises par les autorités de santé publique. Toutefois, pour faire suite aux mesures importantes mises en place par le gouvernement du Québec afin de contrer la pandémie, la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis se voit obligée d’interrompre temporairement la tenue d’événements-bénéfices. Nous suivons de près la situation et vous tiendrons informés des prochains développements.

Campagne de financement – Automne 2020

Encouragez la Fondation du Collège en vous procurant Le sac gourmand de la Fondation au coût 35 $

Miel naturel de St-Paul-de-la-Croix (500 g)

Fromages de la Fromagerie des Basques (800 g) : Cheddar, Héritage, Sieur Rioux

Les détails de la campagne de financement vous seront communiqués bientôt

Notre histoire

Mont-Saint-Louis rue Sherbrooke : cours commercial et scientifique

Les frères enseignants souhaitaient donner aux jeunes qui leur étaient confiés une culture générale qui dépassait les strictes matières académiques.

Le journal français de New York, Le petit Figaro, du 8 août 1891 décrit avec éloquence les programmes du Mont-Saint-Louis : « L’enseignement au Mont-Saint-Louis est divisé en trois parties : le cours préparatoire; le cours commercial; le cours scientifique. […] Ce Collège est peut-être sous ce rapport le mieux organisé de l’Amérique. »[1]  Ainsi, dès les premières années, l’enseignement au Mont-Saint-Louis se divisa en deux branches, commerciale et scientifique, chacune récompensée par un diplôme.

[1] Un demi-siècle au Mont-Saint-Louis, 1888-1938, p. 294.

Un artisan du cours classique Témoignage de Jean-Claude Nolin, promotion 1944

Pour moi, les 125 ans d’histoire du Mont-Saint-Louis me rappellent que c’est sous le directorat de frère Merry-Alphonse qu’au Collège seront introduites les classes du cours classique traditionnel. C’est en 1941 qu’il est nommé directeur et il remplace le frère Anselme. Son nom civil est Jean Drouin (1898-1989) et il détient un baccalauréat ès arts et une maîtrise en philosophie. Signalons que le Frère Merry-Alphonse introduira au Collège une activité religieuse, connue sous le vocable de la Congrégation de Marie. Une fois par semaine, les élèves qui l’auront d’abord choisi seront appelés à réciter ensemble le chapelet à la chapelle.

Mais il fut particulièrement un artisan important de l’introduction des classes classiques au Mont-Saint-Louis. Ce fut un long débat parce que, depuis longtemps, les frères se sentaient privés alors que le certificat d’études ès sciences MSL n’était pas reconnu comme certificat d’admission à l’Université de Montréal. Ce certificat était cependant reconnu entre autres par l’École Polytechnique et l’Université McGill. Les démarches pour corriger cette situation se sont poursuivies pendant toute la durée de son directorat. À compter de juin 1945, les examens furent conduits sous l’autorité de l’Université en vue de l’obtention du baccalauréat de rhétorique, et ensuite de philosophie. Je fus le premier MSL à être soumis à ce processus. À la fin des années quarante alors que le Collège avait introduit l’option dite classique dans le choix des cours, le certificat dit d’études classiques, émis par le Collège, fut aussi reconnu par l’Université. Frère Merry-Alphonse avait gagné son pari. Il nous faut l’honorer pour ce développement dans l’histoire du Collège, et je lui suis très reconnaissant pour l’obtention des baccalauréats.

Extrait tiré du livre : Collège Mont-Saint-Louis 1888-2013, 125 ans d’histoire, Témoignages d’hier et d’aujourd’hui. Initiateur du projet et rédacteur : Yvan Bordeleau, Responsable du projet et rédactrice : Danièle Bélanger, Conception graphique et photo de couverture : Jean-Louis Desrosiers.


Décès de Tony Heffernan : Témoignage de Jean-Pierre Cuerrier

Plouffe HeffernanCuerrier Gauvreau
Tony Heffernan, Robert Gauvreau, Pierre Plouffe et Jean-Pierre Cuerrier

Personnellement, j’ai d’abord côtoyé Tony Heffernan pendant mes 8 années au Collège MSL; il m’a souvent aidé, à sa façon, du point de vue conditions physique et psychologique, à me préparer aux saisons de basketball. On ne disait pas non à ses entraînements, même si ça bouillait intérieurement. Une anecdote: après une pratique intense de basketball orientée sur de la contre-attaque rapide et de la course, avec coach Jean-Guy Bédard, j’étais seul dans le gymnase pour décompresser et effectuer quelques lancers, Tony y est entré et a exigé de moi des « ciel et enfer »s, au point de dégueuler; il m’a dit alors: « Tu vois, tu n’es pas en forme! » Je lui ai mentionné: « Est-ce que ça aurait changé quelque chose de vous dire le genre de pratique qui a précédé? »; sa réponse, de son franglais habituel: « Non! Mais continue de bien travailler! Je sais maintenant que tu peux en donner plus! À demain, mon ami! »

Au Collège, comme responsable de la Société Sportive en 1968-1969, je me suis retrouvé à le côtoyer également sous un autre angle. Celui d’une personne de principes, qui défendait les valeurs d’équité entre les équipes sportives et qui voyait chez les jeunes adolescents de l’art brut à peaufiner et des personnes destinées à bâtir une société future solide et non malléable à tout vent. À l’Université de Sherbrooke, il a continué la promotion de ces valeurs, entre autres face à des équipes universitaires qui dérogeaient subtilement aux règles du « fairplay » et qui faisaient en sorte que les rencontres sportives devenaient inégales. Autres temps, autres moeurs! 

De retour des mes études doctorales, j’ai eu Tony comme étudiant dans certains de mes cours universitaires. Il était vu comme l’adulte qui retourne sur les bancs d’école, mais qui a un « je ne sais quoi » qui fait réaliser que toute bonne chose a ses obstacles et que bien que la perfection n’existe pas, il est primordial d’y tendre. Il a sûrement aidé plusieurs jeunes adultes qui se cherchaient face à leur nouveau statut d’étudiant universitaire. C’était par contre un autre monde pour lui et ce ne fut pas de tout repos; il n’est pas facile pour un passionné, opiniâtre, et quelque fois entêté, d’évoluer dans un milieu si changeant des années 70’s.

Nous sommes devenus des amis, et non plus en relation joueur-coach ou professeur-élève. Des discussions animées sur l’éducation autour d’une bière ou d’un café, des sorties de jogging LSD (Long Slow Distance), des services rendus de part et d’autres (trouver un appartement pour lui et Betty à leur retour de l’ouest du pays, l’engager dans mes projets de recherche), et des rencontres festives (un peu plus tranquilles avec le temps) durant ses visites à Sherbrooke ou à Montréal, sans oublier les tournois de golf ensembles.

Avec les années, je le voyais encore plus réflexif qu’avant, se questionnant sur son passé et son présent. Nous avons souvent discuté sur les bienfaits de la méditation pour lui. Loin d’être toujours en accord, jamais il y a eu jugement, et toujours beaucoup de respect. Nos deux appels téléphoniques, le mois avant son décès, resteront gravés longtemps dans ma mémoire: confinement quelque peu difficile pour lui, mais aucune plainte formelle, quelques mots sur son amie Rose et ses anciens Kodiaks, échange d’anecdotes qui nous ont bien fait rire, toujours de bons mots pour ma conjointe, et un « Je t’aime » bien senti avant de raccrocher.

Homme passionné, homme contesté, homme bon, homme d’influence.

Il a laissé sa marque et influencé de nombreux jeunes. Il m’a déjà dit: « Je sais que je n’ai pas la vérité, mais je fonce. À chacun d’en retirer les leçons qui en feront leur vie ».

Merci, collègues, amis(es), d’avoir pris le temps de me lire.

Jean-Pierre Cuerrier, Ph.D.

Promotion 1969, MSL

Professeur titulaire à la retraite, Université de Sherbrooke

 

Adieu « Coach »!

 

Par Marcel Desroches, promotion 1970

Tout le monde l’appelait Tony, il s’appelait Anthony Heffernan. À 86 ans, il nous a quittés non sans laisser une trace indélébile dans nos cœurs.

Grand, solide, irlandais d’origine, il a dirigé, dans les années soixante, d’une main de fer l’équipe de football des Kodiaks du Collège Mont-Saint-Louis pendant presque une décennie. Avant son arrivée au Collège, il avait fait ses classes et ses preuves avec des équipes de football de Montréal-Nord, il prenait le soin de souligner qu’à l’époque le titre même d’enseignant en éducation physique n’existait pas.

Ensuite, à l’université de Sherbrooke il entraîne plusieurs équipes sportives, football, hockey, etc. Autres temps, autres mœurs : Il doit compléter ses études pour avoir le droit de continuer à entraîner des équipes sportives dans le milieu éducatif québécois. À Sherbrooke, il suit certains cours donnés par un de ses anciens joueurs, Jean-Pierre Cuerrier.  Il complète ses études à l’Université d’Ottawa où il insiste pour passer ses examens en français même s’il a le droit de les faire en anglais. Il m’a dit que ses notes en souffraient, mais qu’il n’était pas question de faire autrement, suite logique, car au Collège il insistait pour qu’on s’adresse à lui en français.

Lorsqu’il était à Ottawa, Il a dirigé un club de hockey pour jeunes. Il a eu maille à partir avec certains parents, car Tony donnait du temps de glace à chacun, avait une discipline stricte qui visait l’esprit d’équipe et non le vedettariat. À son retour à Montréal vers 1980, ses papiers officiels n’ouvrant pas toutes les portes, il était, à ses heures, peintre en bâtiment. Il a participé en 1982 à la mise sur pied de l’équipe de football Georges Vanier de Montréal avec l’aide de Luc Laurent un ancien des Kodiaks qu’il appelait affectueusement Kid. Puis il a laissé sa marque à titre d’éducateur au Centre de Jeunesse Shawbridge de 1985 à 1995, date où il a pris sa retraite. Son nom demeure gravé dans la mémoire de beaucoup de jeunes qu’il a aidés tout comme celui de ses confrères messieurs Sheldon Segal et Michel Métayer et bien entendu celui de Betty Davis sa compagne qui est décédée depuis et qu’on surnommait « The Mum of all the Kids ». Il a touché à tout, mais son cœur était à l’enseignement, à la transmission du savoir et il me disait toujours : « Ce qui est intéressant dans la vie c’est que je suis en apprentissage permanent. »

Je peux témoigner qu’il a changé avec le temps. Il était devenu presqu’un ascète où sa seule boisson était de l’eau chaude, où l’entraînement quotidien consistait à gravir les marches de sa Tour de (17) étages à répétition à pied et à faire de la méditation plus de quatre heures par jour. Il s’en voulait même de nous avoir fait tant souffrir lors de nos pratiques de football. Cela m’amène à l’essentiel : ces pratiques de football qu’il rendait plus difficiles que les parties et où il était impitoyable, où nous avons tant appris sur nous-mêmes. Sa philosophie se résumait à ceci, quand l’autre équipe sera épuisée, nous on commencera à peine à l’être. IL nous parlait constamment de fierté, il a même créé un « pride room » pour méditer avant nos parties. Le dénominateur commun à ses actions est l’amour qu’il portait à ses joueurs.  Il a toujours cru que la façon la plus efficace d’aider quelqu’un à traverser une épreuve était de lui dire qu’on l’aime.

Tony était de façon naturelle un bon enseignant et un bon pédagogue. Il a su garnir notre coffre d’outils. Il a eu dans ses rangs des Serge Bouchard, Claude Mailhot, Gilles Duceppe, Pierre Plouffe, Marc Simard, tous des champions à leur manière. Et combien d’autres comme moi Marcel Desroches qui ai utilisé ses enseignements tout au long de ma vie.


 

Comme je connaissais bien l’homme, on m’a suggéré d‘écrire un texte à sa mémoire. Je ne suis pas écrivain et pendant que j’étais à « moucher »  mes pieux de cèdres, voici comment ce texte est venu à moi.

Tout comme les Anciens, Tony avait l’œil. Il savait qu’on était fait de bon bois. Il devinait nos forces et aussi nos faiblesses. Il élaguait l’arbre, lisait la ligne du bois. Il nous obligeait à pousser droit et à bien vieillir. Pareil au choix d’un bon et solide pieu de cèdre, pour être sûr qu’on ne brise pas quand on nous masse sur la tête, il a fallu « moucher » l’extrémité la plus large avec une « plane », à contre sens du piquet. Ainsi aucun coup de masse ne pouvait nous fendre ou nous faire éclater. Il nous a préparés à faire face avec dignité. Il a tout notre respect.

J’ai mouché mes pieux en pensant à lui. Ça sentait la bonne odeur de cèdre dans l’atelier et je dois dire que je mouchais aussi mon nez, car cela fait du bien de pleurer un ami.

Quand quelqu’un disparaît à tout jamais et que sa marque reste indélébile dans le cœur de ses proches, alors se révèle encore avec plus d’éclat la vraie valeur de l’homme. Tony n’était pas seulement notre Coach, il était notre Coach de vie.

Il m’aurait dit : « Continue de méditer » Ce que je ferai en essayant d’honorer ses enseignements. Je me souviendrai toujours de sa phrase culte bien dite en français, mais avec une petite tournure anglophone qui faisait son charme : « Donne tout mon amour à ta famille! »

Adieu Coach, adieu Tony et merci pour tout.

Marcel, Kodiak 77


Quelques rappels de la carrière professionnelle bien remplie de Tony :

Entraîneur de football, hockey, basketball, volleyball…

Éducateur au Centre de jeunesse Shawbridge (entre 1985 et 1995)

2007 Intronisé au Hall de la renommée de L’Université de Sherbrooke

Coach à vie des Kodiaks du Collège Mont-Saint-Louis

Homme intègre et lumineux pour Betty, Rose, John & Holly, Theresa, Jim, Alain, …

Marcel Desroches, promotion 1970 – 30 avril 2020

Merci à Yvan Bordeleau

L’AAMSL salue l’importante contribution de monsieur Yvan Bordeleau, promotion 1963, au renouveau du bulletin Nous les anciens.

Au cours des 12 dernières années, cet homme politique titulaire d’un doctorat en psychologie industrielle et organisationnelle, a veillé à la bonne marche de la publication du bulletin des anciens élèves du Mont-Saint-Louis. Au fil des années, il a consciencieusement piloté la sortie de nombreuses publications, toujours soucieux de maintenir le lien entre le MSL de la rue Sherbrooke et celui du boulevard Henri-Bourassa.

Si nous avons une belle histoire dont le point de départ se situe au centre-ville de Montréal, il fallait qu’un ancien, ayant profité de l’enseignement des frères des Écoles chrétiennes, nous rappelle ne pas l’oublier.

Lorsque je suis arrivée en poste en décembre 2010, je ne mesurais pas encore l’importance de l’héritage de ces 80 années d’enseignement des frères des Écoles chrétiennes au Mont-Saint-Louis. Yvan a su attirer mon attention et celle de nombreux autres anciens élèves sur l’importance de la reconnaissance de notre patrimoine.

Comme il l’exprime bien, au cours des dernières années, nous avons eu la chance de pouvoir compter sur la présence et l’ouverture d’esprit de directeurs généraux intéressés à cette histoire. Quant à Michel Hétu, promotion 1972, et Louis Nolin, promotion 2000 (fils de Pierre Claude Nolin, promotion 1970 et petit-fils de Jean-Claude Nolin, promotion 1944), ils ont, comme présidents de l’AAMSL, soutenu la publication et la diffusion de ce bulletin en contribuant ainsi à maintenir des liens entre les membres de notre communauté.

Cette amicale collaboration me manquera. Yvan Bordeleau nous laisse un précieux legs, un outil de communication d’une grande valeur. Merci!

Danièle Bélanger, promotion 1981

29 Janvier 2008, un jour mémorable pour moi…

Yvan Bordeleau, promotion 1963

Y Bordeleau

Quelques mois après le début de ma retraite, j’apprends que l’assemblée générale des membres de l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis aura lieu quelques jours plus tard au Collège sur le boulevard Henri-Bourassa. Comme ancien du Mont-Saint-Louis de la rue Sherbrooke, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de passer devant le « nouveau » collège sans trop m’y identifier… mais, à tout hasard, je décide alors d’y assister par curiosité !  En entrant dans le collège, je suis surpris, avec une certaine émotion, de voir que ce hall fait place à de quelques vitrines mettant en évidence de nombreux souvenirs de « l’ancien » collège et de plusieurs anciens  du MSL. Je perçois alors que pour la direction, les responsables de l’Association des anciens et les professeurs, le Collège Mont-Saint-Louis a alors une histoire unique de plus de 125 ans.

Se tient ensuite l’assemblée générale qui fait alors état des rubriques et bilans habituels pour ensuite élire un nouvel exécutif. On m’invite alors à y participer et je décide d’accepter cette invitation probablement influencé par l’attachement que j’ai quelques heures auparavant pu observer entre le Mont-Saint-Louis du boulevard Henri-Bourassa et celui de la rue Sherbrooke. Au moment de la réunion des membres du conseil d’administration, c’est l’heure du partage des responsabilités entre les membres du nouvel exécutif. Je manifeste alors mon intérêt pour prendre en charge la publication de la revue des anciens du collège pour apprendre alors que, depuis quelques années, notre revue n’a pas été publiée. Je conviens à ce moment de revenir à la prochaine réunion avec une proposition plus précise.

Je propose donc de publier, trois fois par année, une revue sans prétention de huit pages mais de le faire de façon très régulière afin de rétablir le lien avec tous les anciens du Collège  que ce soit ceux de la rue Sherbrooke ou du boulevard Henri-Bourassa. Je favorise évidemment de concevoir cet outil de communication en mettant en évidence que c’est toujours la poursuite de l’histoire du même Mont-Saint-Louis qui s’est déroulée sur deux sites différents. Notre revue devait donc être le reflet de la vie des anciens MSL, représentatifs des deux phases de la vie de notre institution qui a débuté en 1888 et qui se poursuit maintenant depuis plus de  132 ans.

Depuis le début de cette aventure, nous avons effectivement publié, à trois reprises chaque année, sans interruption si ce n’est un seul écart (décembre 2019)  à cette politique pour des raisons hors de notre contrôle. C’est donc plus de 36 numéros de notre revue « Les anciens… » qui permis de maintenir le contact avec tous nos anciens collègues, de revitaliser notre réseau et de manifester notre fierté d’être des anciens du Mont-Saint-Louis. Nous y avons traité de l’âme et de l’histoire de notre Collège,  du succès de certains anciens, de nouvelles de la vie étudiante, des projets de développement, de la disparition inévitable de nos anciens collègues, etc. En plus de la publication de notre revue, signalons que les exécutifs successifs de l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis ont misé simultanément sur diverses activités pour consolider l’esprit MSL et nous pensons ici à la nomination annuelle au Panthéon d’un ancien qui s’est particulièrement  illustré dans sa carrière et aux retrouvailles organisées en mai de chaque année. J’ajouterais également que j’ai eu le grand privilège d’avoir été à l’origine de ce projet qui fut accepté par la direction et d’avoir  pu investir beaucoup d’efforts dans la rédaction du livre publié à l’occasion du 125e anniversaire du Collège Mont-Saint-Louis. Ce fut un ouvrage de collaboration exceptionnel avec de nombreux anciens et membres du corps professoral du collège.

Après de long cheminement de 2007 à 2020, je pense que le moment est venu pour moi de passer le flambeau à une autre personne qui saura poursuivre la publication de notre revue afin de maintenir le lien avec tous les anciens, de les tenir informer concernant les nouvelles concernant les anciens et la vie du collège mais certainement aussi de faire évoluer la revue dans le cadre des développements technologiques importants et de l’essor des médias sociaux.

Bien modestement, je reconnais que, depuis 13 années, la publication de notre revue n’aurait pas été possible sans le soutien indéfectible de nombreuses personnes, notamment les directeurs André Lacroix et Sylvie Drolet, les présidents de notre Association Michel Hétu et Louis Nolin. Un grand merci également à celle avec qui j’ai eu le plaisir de travailler étroitement depuis près de 10 années, Danièle Bélanger, ainsi qu’à tous les anciens du collège qui y ont contribué à l’occasion en prenant la plume. Merci à tous et longue vie à « Nous les anciens… »