Le nouveau gymnase de l’aile Sault-au-Récollet

Un détail surprenant…

Sans le savoir, le nouveau gymnase du Mont-Saint-Louis a été construit en reproduisant exactement la même orientation par rapport à la situation du Collège que ce qui existait au Collège de la rue Sherbrooke : le Collège est parallèle à la rue (respectivement, Sherbrooke et Henri-Bourassa), le gymnase est en arrière du Collège et en angle vers la droite (respectivement, vers la côte de la rue Hôtel-de-ville  et vers le cimetière), le Collège est relié au gymnase par un corridor souterrain environ de même longueur selon le même angle vers la droite ! Il faut croire que les fantômes du Collège de la rue Sherbrooke ont effectivement déménagé au Collège de la rue Henri-Bourassa…. Attention, vous pourriez en rencontrer !

Yvan Bordeleau, promotion 1963

Vie étudiante Avril 2018

Secondaire en spectacle  

Tous

Le 8 février 2019 se tenait la finale locale de Secondaire en spectacle au Salon Nelligan du Collège Mont-Saint-Louis

Les élèves participants

Jeunes artistes

De la 1re secondaire : Alexis Guertin, Raphaël Martineau

De la 2e secondaire : Gaby-Licia Israël

De la 3e secondaire : Alexandra Paprocki, Gabriela Simoes Lopes-Letendre, Julia Stavrinidis, Sunthy Williams-Prom Tep

De la 4e secondaire : Isabelle Lachance Roberts, Daphné Mardochée Sanon-Lozier, Anh-Minh Tran

De la 5e secondaire : Arnaud Gagner, Jeanne Hébert, Louis Racicot, Fabrice Tremblay, Mathilde Viens

Jeune animatrice

Audrey-Anne Côté, 4e secondaire

Jeune technicien

Gabriel Pelland, 4e secondaire

Les gagnants

Prix Coup de coeur 
Alexis Guertin, à la batterie (création totale)

Prix Oxy-jeunes
Gaby-Licia Israël, chant (interprétation)

Lauréat 
Raphaël Martineau, au diabolo (création partielle)

Lauréat
Anh-Minh Tran, au piano (création totale)
Quatre anciens du Mont-Saint-Louis qui œuvrent dans le domaine des arts de la scène formaient le jury : Lise Boyer, promotion 1980, Dominic Lorange, promotion 1992, Simon Chalifoux, promotion 2005 et Lou-Pascal Tremblay, promotion 2012.

Félicitations aux élèves participants qui nous ont offert un beau spectacle et merci à nos anciens !

Carnaval du 130e anniversaire

À l’occasion du 130e anniversaire du Collège, nous avons organisé un carnaval pour les élèves.

Du 18 au 22 février, de nombreuses activités sportives et artistiques leur ont été proposées.

18 février – journée de la 2e secondaire

Les élèves et les enseignants se sont rendus à St-Jean-de-Matha : la glissade sur tubes, le ski de fond et la raquette leur ont permis de se retrouver dans un contexte autre que scolaire. Quelle belle façon de profiter de l’hiver!

19 février – journée de la 5e secondaire

Une magnifique journée de carnaval pour les élèves de la 5e secondaire. Des activités artistiques et sportives pour tous les goûts : scrapbooking, danse, light painting, sculpture sur glace, volleyball, basketball, hockey, soccer, flag-football, patin libre, ski de fond et jeux sur neige. Un atelier culinaire a aussi été offert à une trentaine d’élèves. Quels beaux souvenirs pour eux!

20 février – journée de la 3e secondaire

En matinée, les élèves sont allés glisser et patiner au Centre de la Nature. En après-midi, après s’être régalés (poutine d’un camion de rue), ils ont participé au rallye des neiges, une activité organisée par les membres des conseils de classe.

21 février – journée de la 4e secondaire

Les élèves et leurs enseignants ont aussi opté pour une journée plein air à St-Jean-de-Matha. Glissade, raquette et ski de fond, des activités appréciées de tous.

22 février – journée de la 1re secondaire

Les élèves ont célébré le carnaval en participant à plusieurs activités sportives et artistiques : glissade, patin, activité Parkours, danse folklorique, scrapbooking, chant, visite d’un bédéiste et improvisation. Que d’action en une seule journée!

Semaine des arts

Comme le veut la tradition, les enseignants d’art dramatique et d’arts plastiques ont offert une multitude d’activités à communauté du MSL : murale collective, improvisation, théâtre d’intervention et théâtre invisible, matins en chansons, midis de gloire et midi-Crescendo. Toute une programmation artistique!

Nuit de la poésie

Les élèves du cours de littérature de la 5e secondaire et ceux de l’activité midis-poésie ont présenté leur spectacle NOU. Encore une fois, un événement couru, un moment touchant!

Nouvelles de la Fondation Avril 2019

Campagne majeure de financement 2016-2021

Le Collège Mont-Saint-Louis a inauguré l’année dernière un nouvel édifice à vocation scolaire et sportive.  Pour appuyer financièrement le Collège, la Fondation a mis sur pied la première campagne majeure de financement de son histoire dont l’objectif est de 1 250 000 $. Outre un soutien financier à la construction du nouvel édifice, la Fondation a mis de l’avant deux autres projets en lien avec les arts et le développement d’un fonds de soutien aux élèves. Nous avons recueilli jusqu’à maintenant près de 850 000 $.

La Fondation fait appel à la générosité des anciens du MSL pour soutenir un de ces trois projets mobilisateurs. D’ailleurs, une belle mobilisation est déjà en cours, car certains anciens ont accepté de s’impliquer dans la campagne et d’autres ont déjà contribué financièrement. En cette année 2019, pourquoi ne pas penser faire un don à la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis ? Vous trouverez plus d’information sur la campagne majeure de financement sur le site du Collège (partie Fondation).

20e édition du tournoi de golf

Souvenir Golf

Michel P Trudeau, Gaétan Laperrière, Normand Todd, Denis Morency à l’occasion d’un des tournois de golf de la Fondation.

Le jeudi 20 juin 2019 au Club de golf Le Blainvillier à Blainville

Sous la présidence d’honneur de Russell Miller, promotion 1981 et Claude Mailhot, promotion 1967

Départ simultané : 11 h 30

4e édition du Vélotour MSL

Le jeudi 20 juin 2019, rendez-vous au Club de golf Le Blainvillier à Blainville

Pour les cyclistes, choisissez de faire une randonnée à vélo organisée en collaboration avec Daniel Boileau, enseignant au Collège de 1973 à 2007, Éric Beausoleil et Jean-Sébastien Leroux, tous deux enseignants au Collège.

Une partie des profits de l’activité vélo sera remise à la Fiducie Familiale MJG Boileau/Long, une fiducie fondée en 2011 afin d’aider trois enfants de la même famille atteints de la fibrose kystique.

Soirée-bénéfice

La prochaine soirée-bénéfice de la Fondation se tiendra à l’automne 2019.

Nous espérons présenter un spectacle mettant en vedette des anciens du MSL.

Détails à suivre prochainement

Histoires humaines Avril 2019

Le Mont-Saint-Louis : une formation de haute qualité dans un climat serein

Je me souviens encore de mon entrée au Collège de la rue Sherbrooke. Ça ne ressemblait en rien à l’école de quartier que j’avais fréquentée durant mes études primaires. Une certaine solennité se dégageait du vieil édifice. J’étais impressionné, intimidé même. Je me considérais privilégié d’être là : en 1966, fréquenter un Collège privé, c’était quelque chose, du moins dans le milieu fort modeste d’où je venais. C’était du sérieux, dans une atmosphère de grande discipline à laquelle je n’étais pas habitué (les frères constituaient encore une partie des professeurs).  Ce que j’ai surtout appris durant ces années-là, c’est à apprendre. J’ai développé le goût irrépressible, de la lecture et de la découverte. J’ignorais que, bien plus tard, je deviendrais à mon tout auteur de livres et chercheur. Quand, lors de séjours à Montréal, je passe devant mon ancien Mont-Saint-Louis, élégant vieillard aujourd’hui transformé en immeuble à condos, j’ai un souvenir ému. Je lui dois bien ça ! Michel Dorais, promotion 1970

Les frères des Écoles chrétiennes privilégiaient par-dessus tout des valeurs morales comme la rigueur, la responsabilité, l’autonomie, le respect et la fierté, qui sont encore aujourd’hui les valeurs fondamentales de l’institution. Pour l’époque, les frères avaient une mentalité libérale […] Ils ne faisaient pas juste t’enseigner, mais ils t’apprenaient à être autonome et ils t’aidaient à développer la capacité de voir par toi-même ce qu’il est bon de faire. Bernard Lamarre, promotion 1948

Pour plusieurs, le Mont-Saint-Louis aura été une maison où l’on se sentait chez soi et un milieu dans lequel nous avons pu nous épanouir dans une atmosphère chaleureuse et stimulante. Entrée craintive, vulnérable et crédule en août 2001, je suis ressortie du Collège confiante, avec un bagage des plus enviables, un bagage dont je profiterai toute ma vie. La famille du Mont-Saint-Louis a su m’épauler à travers les joies et les peines, les victoires et les échecs, les amitiés et les blessures, les rires et les frustrations et, de cela, je lui en suis grandement redevable. À travers les cours bien remplis, mais enrichissants et les activités étudiantes multiples, je me alors forgé, à ma façon, une personnalité de laquelle je peux répondre pleinement aujourd’hui. Et si je ne peux être que ma propre voix, j’ai la conviction que mes propos font écho à la réalité des élèves qui font l’histoire du Mont-Saint-Louis depuis 125 ans. Ariane Duplessis, promotion 2006, Élève MSL 2006

Extraits tirés du livre : Collège Mont-Saint-Louis 1888-2013, 125 ans d’histoire, Témoignages d’hier et d’aujourd’hui. Initiateur du projet et rédacteur : Yvan Bordeleau, Responsable du projet et rédactrice : Danièle Bélanger, Conception graphique et photo de couverture : Jean-Louis Desrosiers

Histoires humaines – Appel à tous

En 2008, à l’occasion du 120e anniversaire du Mont-Saint-Louis, l’AAMSL demandait aux anciens d’écrire leur « histoire humaine » en lien avec le Collège. Ces textes hauts en couleur ont été publiés dans le bulletin Nous les Anciens au cours des dernières années. Ces témoignages ont contribué au succès de notre publication.

L’AAMSL revient à la charge! Profitez de notre tribune pour vous exprimer. Racontez-nous vos souvenirs liés au Mont-Saint-Louis.

Envoyez-nous votre texte de 200 à 350 mots à aamsl@msl.qc.ca

Au plaisir de lire votre Histoire humaine !

 

Les Brèves Avril 2019

Simon Chalifoux, promotion 2005

Jouera Figaro en 2020 à l’Edmonton Opera sous la direction de Peter Dala

Kalina Bertin, promotion 2007

Parmi les finalistes, avec son film Manic dont elle est la réalisatrice, pour le Prix collégial du cinéma Québécois

Julien Nepveu-Villeneuve, promotion 2007

Nommé parmi les 30 chefs de file de demain qui font déjà bouger l’industrie – quatrième édition du palmarès Infopresse

Florence Ashley, promotion 2009

Récipiendaire du Prix du héros ou de l’héroïne de la section sur l’orientation et l’identité sexuelles de l’Association du barreau canadien

Olivier Sylvestre, promotion 1999

Sortie de son livre Le Désert
La pièce du même nom a été présentée au Théâtre Prospero en février 2018

Joseph Hillel, promotion 1980

Nommé directeur du nouveau Programme mixte – Documentaire et fiction de l’Inis

Isabelle Vincent, promotion 1979

En mars, la comédienne était sur scène au Théâtre de Quat’Sous participant à une création réunissant des artistes du Québec et de l’Écosse.

Première neige traite des rêves d’autodétermination des nations minoritaires. Auteur : Davey Anderson, Philippe Ducros et Linda McLean, Mise en scène : Patrice Dubois

Maurice Lalonde, promotion 1948

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Monsieur Maurice Lalonde à l’âge de 89 ans.

En 2004, Maurice Lalonde a fait un don en action de 33 504 $ à la Fondation du Collège Mont-Saint-Louis. Le fonds de bourse Maurice Lalonde a alors été créé. Quelques années plus tard, après une visite au Collège à l’occasion du 125e anniversaire du Mont-Saint-Louis, il remettait un chèque de 15 000 $ afin d’augmenter la valeur du fonds de bourse portant son nom. Il contribua à nouveau en 2016 en offrant encore la somme de 15 000 $. Au fil des ans, c’est plus de 55 000 $ qui a été remis sous forme de bourse à des élèves du Collège dont la famille éprouvait des difficultés financières.

Nous les anciens  septembre 2012

Décès de Monsieur Maurice Lalonde, promotion 1948 à l’âge de 89 ans

Avis de décès
En mai 2012, Lucienne Rioux-Morency, présidente de la Fondation et Danièle Bélanger, directrice de l’AAMSL et de la Fondation, ont rendu visite à Monsieur Lalonde à Kingston où il vivait depuis quelques années.
Un article à son sujet a été publié dans le bulletin Nous les anciens.
L’AAMSL offre ses plus sincères condoléances à la famille de Monsieur Lalonde. La Fondation du Collège se souviendra d’un ancien, devenu un généreux donateur, reconnaissant envers les frères des Écoles chrétiennes pour la qualité de l’éducation reçue et pour l’accueil qui lui a été fait malgré ses origines modestes.

Maurice Lalonde, promotion 1948

maurice lalonde

En mai 2012, Lucienne Rioux-Morency, présidente de la Fondation et Danièle Bélanger, directrice de l’AAMSL et de la Fondation, ont rendu visite à monsieur Maurice Lalonde.

« Si un jour j’écris ma biographie, elle s’intitulera In search of an education. »
Maurice Lalonde incarne la satisfaction d’une vie accomplie. Même si le décès de sa femme en 1996, la mère de ses huit enfants, a laissé derrière lui une époque révolue,
il a trouvé la force de survivre à cette épreuve. À 82 ans, cet homme agréable a noté ses
souvenirs sur plusieurs pages manuscrites afin de préparer la rencontre avec les représentantes de son Collège.

Kingston, le 30 Mai 2012
La journée est magnifique, notre hôte est digne, bien mis, et nous fait bon accueil. Nous
sommes là pour parler du Mont-Saint-Louis, mais aussi de la vie bien remplie d’un ancien qui doit beaucoup à des parents attentifs à offrir une éducation de qualité à leurs enfants et à des frères qui ont accompli leur mission avec brio.

Les frères des Écoles chrétiennes : une communauté religieuse soucieuse d’offrir des services scolaires de qualité dans les milieux ouvriers. À Montréal, les écoles Saint-Henri, Saint-Laurent, Saint-Jacques et Sainte-Cunégonde offraient un enseignement primaire accessible à la communauté. Dans les années quarante, ce dévouement et cette attention particulière pour les enfants des familles de travailleurs démontraient déjà la modernité du projet éducatif des frères des Écoles chrétiennes.

En 1942, la famille Lalonde a fait le choix de revenir s’établir à Montréal, quittant la petite ville de Bedford dans les Cantons de l’Est, sachant que l’éducation serait ainsi plus
accessible à leur progéniture.

L’importance des bourses d’études
« Si je n’avais pas eu cette bourse, ma vie aurait été complètement différente ».
Le Mont-Saint-Louis fondé en 1888 à Montréal est le premier établissement d’enseignement secondaire bilingue de formation commerciale et
scientifique pour les garçons. Si ce collège accueillait plusieurs enfants issus de familles
aisées, des bourses d’études permettaient à des jeunes provenant de milieux plus modestes d’y accéder. Les élèves des classes de neuvième année fréquentant les écoles des frères des Écoles chrétiennes pouvaient prendre part à un concours institué chaque année leur permettant de bénéficier d’une bourse de quatre années d’études au Mont-Saint-Louis. Maurice Lalonde a eu la bonne fortune d’accéder ainsi aux études secondaires. Le jeune homme a alors poursuivi une certaine tradition familiale puisque plusieurs garçons Lalonde avaient fréquenté le Mont-Saint-Louis. Contre vents et marées, Maurice Lalonde a complété son cours scientifique, diplôme qui lui ouvrait entre autres les portes de l’École Polytechnique. Mais le choix d’une carrière militaire, une décision liée à un attrait irrésistible pour l’aviation l’amènera d’abord au Collège militaire Royal Roads à Victoria, puis au Collège militaire Royal du Canada à Kingston. Il faut dire que le Mont-Saint-Louis possédait déjà une certaine tradition militaire, la participation au corps de cadet étant obligatoire. En 1952, Maurice Lalonde se marie à Montréal avec une jeune fille de la Colombie-Britannique. Ensemble ils fonderont une famille et s’établiront dans diverses régions du pays et même en Europe. Ils vivront dix-sept déménagements et plusieurs vacances en camping, question de voir encore du paysage.

La carrière
Maurice Lalonde est ingénieur aéronautique, il a pris part à plusieurs envolées et
a fait partie du Quartier général de l’aviation à Ottawa. Son regard s’illumine lorsqu’il
nous parle de l’Arrow, l’avion qui devait devenir la plus grande réussite aéronautique
canadienne, mais qui a été sabordé par le premier ministre Diefenbaker. Il a été officier
de génie aéronautique, gérant de projet au Quartier général et assistant du général en
charge du génie aéronautique à Ottawa. Il a enseigné les mathématiques au Collège
militaire de Saint-Jean et il a été conseiller municipal (deux termes) échappant à la mairie en raison d’un déménagement. Un souvenir particulier lié au parcours professionnel? Sans hésitation, monsieur Lalonde parle d’une envolée au-dessus
du cercle polaire en 1960 alors que la surface observée était couverte de glace (ce qui n’est plus le cas présentement). Ce vol sans système radio permettant l’essai technique du nouveau système de navigation ANTAC fut effectué à la mi-août alors que le soleil et la lune ont rendez-vous. Maurice Lalonde a fait partie d’une petite équipe de pionniers dans le domaine de l’aviation canadienne. Et parallèlement à ces nombreux engagements professionnels, monsieur Lalonde a été très impliqué au sein du monde
de l’escrime : compétiteur, instructeur (maître d’arme) et responsable de l’organisation et de la gérance des compétitions d’escrime aux Jeux olympiques de Montréal en 1976.

Une retraite méritée
1984 : le début d’une retraie active, dans les Cantons de l’Est d’abord où le père de
famille avait trouvé le temps d’aménager une demeure pour les siens puis sur une ferme à Yarker près de Kingston, une terre de 125 âcres où monsieur Lalonde a finalement passé les plus belles années de sa vie auprès de sa compagne Daphnée. Ils élevaient les poulets et offraient le gîte à des amis et des connaissances. Elle jardinait, il s’occupait de la production de cidre de pomme pour le plaisir et de sirop d’érable plus sérieusement. Déclaré champion à la suite de sa participation à un championnat du monde, une
compétition qui se tenait à Toronto, Maurice Lalonde a introduit le sirop d’érable et les produits de l’érable dans la région de Kingston.

Et maintenant…
Le père, le grand-père, l’homme engagé, toujours préoccupé par les questions politiques et linguistiques trouve à bien remplir ses journées en réalisant des projets et en s’impliquant dans des causes qui lui tiennent à cœur. Il est fier d’avoir accompli un projet d’envergure pour ses descendants : Maurice’s Photo Legacy est un document
DVD présentant 3 000 images identifiées, issues d’une collection de 10 000 photos. Puis, à la suite de la maladie qui lui a enlevé sa bien-aimée beaucoup trop tôt, il s’implique activement au sein de l’organisation Death with dignity, soucieux de défendre cette
cause et de sensibiliser d’autres personnes à cet enjeu social et humain très important.

L’après-midi tire à sa fin. Nous avons le choix entre un verre de Sherry et une visite guidée de la ville dans une PT Cruiser rouge. La raison l’emporte et nous voilà partis pour le tour de Kingston, visite de la base militaire et du Fort Henry en prime.
D’autres souvenirs, d’autres anecdotes dans un décor splendide sur les rives du lac Ontario. Nous avons eu la chance de partager un très beau moment avec un ancien toujours attaché à l’institution qu’il a fréquentée il y a plus de soixante ans, un homme qui a bossé toute sa vie, fort de l’instruction et de l’éducation reçue, un don de ses parents et d’un Collège.

Le Mont-Saint-Louis
Maurice Lalonde se souvient du frère Jean et de la physique, du frère Robert et des mathématiques, du frère Roméo et de la littérature, du frère Victor et de l’anglais, du frère Gédéon, gradué de l’École des Beaux-Arts, et des cours de dessin, du frère Uzeb
responsable de la discipline et Major dans l’armée de réserve et enfin du frère David, professeur de chimie puis directeur. Le diplômé du cours scientifique est encore aujourd’hui émerveillé de la formation à laquelle il a eu droit : deux ans de philosophie et deux ans de latin, un enseignement bilingue prodigué par des hommes perfectionnistes et rigoureux sans êtres obsessifs et obtus. S’il a enseigné la trigonométrie sphérique à des élèves de première année à l’Université, Maurice Lalonde sait que c’est en 1re Sciences qu’il a abordé cette notion pour la première fois, au Mont-Saint-Louis. Enfin, si l’ouverture d’esprit caractérisait plusieurs instituteurs, pour Maurice Lalonde et sa famille, c’est chez le frère David qu’elle a pris tout son sens ; un directeur moderne et soucieux du bien-être de ses protégés.

Nous les anciens, septembre 2012