La participation aux activités est associée à de meilleurs résultats scolaires

Karelle Laroche et Rosalie Authier

Au Collège Mont-Saint-Louis et dans plusieurs autres établissements scolaires, nous en sommes certaines, les activités parascolaires et l’implication dans la vie étudiante
font partie intégrante du quotidien de bon nombre d’élèves. En effet, que ce soit sous forme d’activité physique, de théâtre, de musique ou de bénévolat, les élèves aiment être
impliqués dans leur milieu scolaire.

Au Mont-Saint-Louis, c’est 65 % des élèves qui sont inscrits à une activité proposée par le collège. Bien que cette implication soit encouragée et recommandée aux jeunes qui intègrent le secondaire, serait-il possible qu’elle ait des répercussions sur leurs résultats scolaires ou sur leur vie en général ? Le comité de rédaction du journal Mon Impression s’est
penché sur la question.
Positifs
Premièrement, plusieurs études portent à croire que l’implication des élèves dans les activités scolaires et parascolaires est bénéfique et essentielle au développement des
élèves au niveau social. En effet, les activités de groupe permettraient aux jeunes de la première secondaire d’élargir leur cercle de connaissances dès le début de l’année,
ce qui faciliterait leur intégration sociale et ferait diminuer leur niveau de stress. Pensez-y, vos amitiés actuelles sont-elles nées d’un intérêt commun pour le football, l’improvisation ou encore les échecs? Il y a de fortes chances que oui. De plus, la participation à diverses activités parascolaires durant son parcours au secondaire fait apparaître dans la majorité des cas un fort sentiment d’appartenance, que ce soit envers
une équipe sportive, une troupe de théâtre ou encore le MSL lui-même. Nombreux sont les finissants qui quittent le Collège avec un pincement au cœur, et il n’est pas étonnant de voir plusieurs anciens revenir année après année pour visiter leur ancienne école.

Deuxièmement, selon une étude menée par la Chaire de recherche de la commission   scolaire de la Région de Sherbrooke, la participation à ces activités est associée à de meilleurs résultats scolaires ainsi qu’à un moins haut taux de symptômes dépressifs
chez les adolescents. Le fait de passer du temps sur un projet ou un loisir qui les allume les motive à persévérer en classe, à aspirer à de plus grandes études et réduit leurs chances de décrochage, une bonne nouvelle puisque le taux de décrochage scolaire au Québec est
de 9,4% selon Statistique Canada. De plus, le jeune impliqué se sent
valorisé lorsqu’il fait une différence dans son milieu scolaire ce qui renforce
son estime de lui-même, un peu comme le Mont-Saint-Louis le fait à chaque fin d’année avec le gala des Nelligan qui honore les élèves s’étant démarqués dans diverses disciplines.
Négatifs
Deuxièmement, Isabelle Gingras, professeure en psychologie à l’université McGill, énonce : « l’implication effrénée dans des activités parascolaires peut mener à un sentiment de surcharge qui a des conséquences négatives sur l’enfant ». En effet, certains jeunes pratiquent de nombreuses activités parascolaires différentes. Ils ont un horaire
très chargé. Parfois, cet emploi du temps devient accablant. Ces élèves ressentent vite une démotivation et n’ont plus de temps libre. Entre une réunion du journal étudiant Mon Impression et un match de volley-Ball, ils ne savent plus où donner de la tête. Quelques-uns négligent même certains besoins essentiels tels que bien manger et dormir. De plus, les élèves surchargés ne sont pas les seuls affectés par leur mode de vie effréné, en effet certains parents n’ont d’autre choix que de conduire les enfants à divers endroits afin
qu’ils assistent à leurs activités. De ce fait, on réalise que les proches de jeunes peuvent aussi être touchés par leur surcharge parascolaire. Bien qu’il est important de spécifier que si l’élève ne ressent pas une surcharge reliée aux multiples activités parascolaires
qu’il pratique, cette implication demeure bénéfique pour lui. Il est crucial que l’activité pratiquée par l’élève soit agréable pour lui ou elle. Il ne faut pas qu’elle le lui soit imposée
par ses parents par exemple. L’activité ne doit pas aller à l’encontre de ses goûts.

Finalement, nous croyons que le fait de participer à une ou plusieurs activités  parascolaires est fort bénéfique pour un élève. Cette implication contribue à son bien-être et sa motivation scolaire. Elle permet aussi aux élèves de se faire des amis. Cette pratique devrait être encouragée. Toutefois, il ne faut pas que l’emploi du temps du jeune devienne trop chargé. Son horaire ne doit pas influencer négativement son sommeil, son alimentation ou ses résultats scolaires. En effet, les adolescents ont tendance à prioriser leurs loisirs au lieu de leurs devoirs ! Certains négligent même leur bien-être. Le
comité de rédaction du journal Mon Impression croit que la solution se trouve dans un sain équilibre. Il faut être raisonnable. Les activités parascolaires sont des passe-temps. Elles
ne doivent pas devenir une charge de travail supplémentaire. L’élève ne doit pas sentir son niveau de stress augmenter. Après tout, les activités parascolaires sont sensées être un
moment de joie et de détente et non une corvée !
VIE ÉTUDIANTE

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