30e anniversaire du prix Élève MSL Gala Nelligan – une formule revisitée

Par Dominique Delhaes, directrice de la vie étudiante et des affaires corporatives

En mai dernier, afin de souligner le 30e anniversaire du prix Élève MSL, la direction du Collège lançait une invitation aux 30 anciens nommés depuis 1989.

Quatorze d’entre eux ont accepté notre invitation :

Chantal Bélanger 1989, Teymour Azar 1991, Lino Birri 2000, Marie-Michèle Morand 2002, Julien Archambault 2003, Andrée-Anne Roy 2004, Catherine Lévesque 2007, Carl Jobin-Shaw 2009, Jean-Félix Daloze 2011, Simon Gingras-Palardy 2013, Pascal-Olivier Dumas-Dubreuil 2014, Xavier Bergeron 2015, Pascale Roy 2017, Anne-Frédéric Pelletier 2018.

Le 27 mai dernier, nous les avons accueillis au MSL et au cours de cette rencontre, nous avons eu la chance de recueillir leurs témoignages. Tous leurs souvenirs ont permis de produire une vidéo qui a été présentée au gala Nelligan le 7 juin dernier.

Au Mont-Saint-Louis, vie scolaire et vie étudiante forment un tout. Au cours de l’édition 2019 du gala Nelligan, le Collège a souligné le mérite des élèves dans ses différentes sphères d’activité et leur contribution à la vie collégiale. Tous les élèves invités au gala ont été appelés à monter sur scène et ont reçu un prix.

Ce nouveau gala Nelligan est le fruit d’une réflexion collégiale, motivée par le désir de mieux traduire ce que nous sommes comme école.

L’ouverture, l’engagement et le dépassement de soi sont les valeurs choisies pour nous guider dans la conduite de notre mission. Nos élèves suivent des parcours différents et le MSL reconnaît diverses façons de vivre de saines réussites. En ce sens, il allait de soi qu’il y aurait désormais chaque année plusieurs Élèves MSL.

Des élèves ayant entretenu des relations positives avec les adultes et avec les élèves de l’institution;

Des élèves qui ont démontré leur volonté de réussir et qui ont fait les efforts pour y parvenir;

Des élèves qui se sont impliqués dans la vie du Collège et qui ont participé à différentes activités parascolaires;

Des élèves qui sont assurément de bons ambassadeurs du MSL.

Cette année, huit élèves ont été nommés Élève MSL. Ils ont évidemment plusieurs points en commun, mais ils incarnent de façon unique le MSL.

Les élèves MSL 2019 : Lucas Azar, Marilou Bayard-Trépanier, Philippe Beauchamp-Prud’homme, Antoine Eberth, Léane Habel-Boivin, Clarence Michaud, Violette Moukhtar, Thomas Prud’homme.

Le nouveau gymnase de l’aile Sault-au-Récollet

Un détail surprenant…

Sans le savoir, le nouveau gymnase du Mont-Saint-Louis a été construit en reproduisant exactement la même orientation par rapport à la situation du Collège que ce qui existait au Collège de la rue Sherbrooke : le Collège est parallèle à la rue (respectivement, Sherbrooke et Henri-Bourassa), le gymnase est en arrière du Collège et en angle vers la droite (respectivement, vers la côte de la rue Hôtel-de-ville  et vers le cimetière), le Collège est relié au gymnase par un corridor souterrain environ de même longueur selon le même angle vers la droite ! Il faut croire que les fantômes du Collège de la rue Sherbrooke ont effectivement déménagé au Collège de la rue Henri-Bourassa…. Attention, vous pourriez en rencontrer !

Yvan Bordeleau, promotion 1963

Merci aux artistes qui ont participé au spectacle du 8 novembre 2018

 

Louis-Martin Gignac

Louis-Martin Gignac, 18 ans, ancien MSL promotion 2017. Étudiant au cégep de Saint-Laurent en littérature, il est impliqué dans de nombreux projets (troupe de théâtre de Saint-Laurent, Cégep en spectacle, équipe d’improvisation, etc.).

 

Anne-Marie Beaudette

Reconnue pour la finesse de ses interprétations et sa connaissance du répertoire baroque français, la soprano québécoise Anne-Marie Beaudette poursuit sa carrière entre la France et le Québec depuis bientôt dix ans. Elle collabore avec plusieurs ensembles dont le Poème harmonique, Les Paladins, les Cris de Paris, le Concert Spirituel et l’Ensemble Pygmalion. Elle a chanté sur les scènes de l’Opéra-Comique de Paris, des opéras d’Avignon, Reims, Metz et à l’Opéra Royal du Château de Versailles. Elle défend le répertoire français avec le Centre de musique baroque de Versailles et avec l’ensemble Les Monts du Reuil, exhumant les opéras comiques de Duny, Philidor, Méhul et Grétry. Récemment, elle était soliste dans l’Oratorio de Noël de Bach avec le Studio de musique ancienne de Montréal et l’ensemble Caprice. Cette saison elle sera soliste avec le Studio de musique ancienne de Montréal dans la série des Cantates de Bach à la salle Bourgie et avec le Chœur de Laval sous la direction de Dany Wiseman.

Dominic Lorange

Dominic a été formé en théâtre, en chant et en danse à l’école supérieure de théâtre musical. Apprécié pour sa polyvalence et pour son jeu nuancé, il poursuit une carrière diversifiée en français et en anglais qui lui a permis de se produire autant à l’opéra, au théâtre qu’à la télévision, que ce soit sur des scènes locales ou internationales, en plus de prêter sa voix à des projets de doublage et de narration. Il faisait notamment partie de la création de l’opéra « Another Brick in the Wall » présenté en première mondiale à Montréal où il tenait le rôle du « Teacher ».

Jérémie Gates

Jérémie Gates a reçu un diplôme du Collège Mont-Saint-Louis en 2011. À la suite de sa graduation, il a continué ses études au CÉGEP Vanier en musique. Jérémie termine présentement une maîtrise en interprétation classique à l’Université McGill sous la direction de Julia Gavrilova. Il a aussi travaillé sous les pianistes Jean Marchand, Micheal McMahon, Ronan O’Hara et André Laplante.

Louis-Solem Pérot

Louis-Solem a grandi à Montréal dans un univers musical. Ses parents, Olivier Pérot, luthier, et Martine Rocheleau-Léger, professeure de violon, ont voulu donner à leur fils une éducation musicale dès son plus jeune âge. C’est à Québec qu’il découvre les possibilités de collaborations interdisciplinaires ainsi que la scène pop-rock émergentes  qui l’intéresse tout de suite. Il termine cette année son baccalauréat au Conservatoire de Musique de Québec dans la classe de Blair Lofgren. Le jeune musicien est rédacteur pour un blogue, il participe à des enregistrements en studio et il a aussi signé des arrangements de cordes sur différents projets.

Au Conservatoire, il est membre actif de la Classe de création dirigée par le compositeur Yannick Plamondon et siège au conseil étudiant de son école. L’art fait partie intégrante de sa vie et c’est pour lui une façon de rassembler, d’émouvoir et de partager.

Ariane Racicot

Ariane Racicot, ancienne élève du MSL, est d’abord formée en piano classique depuis l’âge de 6 ans. Elle change d’orientation pour le jazz à 16 ans et étudie aux côtés de Lorraine Desmarais au Cégep st- Laurent. Présentement, elle poursuit ses études en interprétation jazz à l’Université de Montréal.

Katherine Adams

Comédienne multidisciplinaire, Katherine Adams prête sa voix à de nombreux projets. Au cours des dernières années, elle a joué dans Les Tuches,  on l’a vue apparaître dans les 6 dernières saisons d’Unité 9 et elle a assuré la mise en scène des trophées francophones du cinéma à Beyrouth au côté de Costa Gavras. Productrice et auteure, elle a également agi à titre de directeur artistique auprès d’organisations nationales et internationales telles : La Conférence du millénaire, les Nations Unies, le comité olympique canadien, le Cirque du Soleil, Lune Rouge et plusieurs autres. Détentrice d’une maîtrise en art dramatique et avocate, Katherine a travaillé aux communications et aux relations publiques de la Cour Pénale Internationale et de ONE DROP. Avec son mari, le comédien Laurent Imbault, elle a fondé les Acteurs Associés, le premier regroupement d’acteurs autonomes au Québec, ainsi que Global Goodness, le premier média canadien consacré aux nouvelles positives.

Nabi-Alexandre Chartier

Son sourire et son afro emblématique ont marqué une génération. Gagnant de la première édition du concours VJ recherché, les Québécois l’accueillent quotidiennement dans leurs salons à l’émission Plus sur Commande diffusée sur les ondes de MusiquePlus. Depuis 2012, il travaille comme réalisateur, journaliste, et chroniqueur à plusieurs émissions d’ICI RADIO-CANADA PREMIÈRE, dont La Faites du bruit et Culture Club. Il est également collaborateur à l’émission l’Heure est grave diffusée à Télé Québec.

Philippe Robert

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en 2006, Philippe a joué dans une trentaine de productions théâtrales, dont D’Artagnan et les Trois Mousquetaires (Théâtre Denise-Pelletier), PIG (Abat-Jour Théâtre), Sherlock Holmes et le chien des Baskerville (Théâtre Advienne que pourra), Münchhausen (Théâtre Tout à Trac), et Le bizarre incident du chien pendant la nuit (Compagnie Jean-Duceppe). Pour le Théâtre Advienne que pourra, il a signé l’adaptation et la mise en scène de Tom Sawyer, présentement en tournée.

Prochainement, on pourra le voir dans la pièce Un chêne, au Théâtre Prospero, ainsi que dans Le Schpountz, au Théâtre du Rideau vert.

Émilie Sigouin

Formée comme artiste visuelle à l’UQÀM, mime à l’école OMNIBUS puis comédienne au Conservatoire d’art dramatique de Montréal, Émilie Sigouin s’est spécialisée dans la création d’oeuvres scéniques interdisciplinaires. Dès sa sortie du Conservatoire, elle fonde Tête au Corps, pour laisser libre cours à ses créations. Depuis six ans, dans le cadre de cette compagnie, elle alterne ses activités entre le jeu, la mise en scène et l’écriture. Elle est notamment l’auteure d’Histoires ordinaires et de la courte pièce Limbes. Parmi ses engagements marquants, comme comédienne, elle collabore avec Denis Côté dans Que ta joie demeure, ainsi qu’avec des réalisateurs de la relève. Sur la scène, elle participe surtout à des créations, notamment à Rue Fable, une pièce de théâtre corporelle d’OMNIBUS.

Marie-Ève Trudel

Marie-Ève est diplômée de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe (récipiendaire du Prix Laurier d’or 2006). On a pu la voir dans les pièces La Corneille (Théâtre du Rideau Vert), les Zurbains (Théâtre le Clou), KICK (Théâtre aux Écuries), Televizione (Quat’Sous), et Harold et Maude (Duceppe). Elle a aussi participé à quatre productions du Théâtre Tout à Trac (Le Tout pour la Toux, Les Vieilles, Alice in Wonderland, Le Baron de Munchausen) qui l’ont emmenée en tournée au Canada, en Europe, aux États-Unis et au Moyen-Orient. De 2011 à 2014, elle a travaillé avec le Nouveau Théâtre Expérimental. Elle est aussi lectrice à l’émission Plus on est de fous plus on lit sur les ondes de Radio-Canada Première.

Antoine Therrien

Antoine Therrien a terminé ses études au MSL en 1996. Ancien joueur d’impro, il a aussi entraîné l’équipe d’improvisation du Mont-Saint-Louis pendant quelques années. En 2002, le Collège l’engage comme enseignant de latin, puis d’histoire avant de lui confier la mise sur pied du cours de Civilisations classiques, propre au Collège. C’est à la rentrée scolaire 2010 qu’Antoine Therrien entre dans les fonctions de directeur de classe, poste qu’il occupe encore cette aujourd’hui.

Olivier Marchand

Olivier Marchand a étudié au Mont-Saint-Louis, rue Sherbrooke de 1940 à 1947. Il a ensuite passé plusieurs années à explorer l’écriture journalistique, moment où s’est établi entre lui et Gaston Miron une solide amitié. Il devient ensuite traducteur et rédacteur de dépêches à l’agence de nouvelles La Presse Canadienne. C’est à ce moment, en 1953, que paraît le mythique recueil Deux Sangs, expression de la démarche existentielle le liant à Gaston Miron. Deux Sangs donne le coup d’envoi des éditions de l’Hexagone, où Olivier Marchand réunit toute sa production en 1971, dans Par détresse et tendresse.

Jules Beausoleil

Jules Beausoleil, 11 ans, créatif, vif et déterminé.  Il entretient une passion pour les arts plastiques et dramatiques, pratique le théâtre depuis l’âge de 5 ans, rêve d’une carrière dans les arts de la scène.

Simon Bachand

Né le 10 novembre 1969 à Ville St-Laurent. Simon a toujours aimé dessiner et créer. Attiré par l’être humain, il a travaillé 17 ans en santé mentale, auprès des gens vivant de la détresse psychologique et étant aux prises avec des enjeux de santé mentale. En 2015, Simon décide de se consacrer à temps plein à la peinture qui était jusqu’à là un hobby.

Sa démarche est simplement la suite d’un parcours et la poursuite d’une quête qui est de connecter avec la vie et la vivre avec légèreté et authenticité. Les thèmes varient, mais ses objectifs restent les mêmes: Représenter la vie, faire vivre une expérience aux observateurs, les toucher, tout en continuant d’évoluer en tant que personne. En faisant cela, il éprouve un sentiment de liberté.

L’Art est une occasion de susciter une émotion, une introspection, peut-être éveiller quelque chose de latent chez l’observateur.

 

 

130e anniversaire du Mont-Saint-Louis 1888-2018

Dans le but de marquer le 130e anniversaire du Mont-Saint-Louis, le Collège, la Fondation du Collège et l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis présentent Nelligan de retour au MSL, une soirée poétique et musicale.

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Jeudi 8 novembre 2018 à 20 h au Collège Mont-Saint-Louis

Première formule Cocktail dînatoire et spectacle 95 $ Accueil à compter de 17 h 30

Deuxième formule Spectacle seulement 50 $ Accueil à compter de 19 h 15


Un apéro sera offert – Service de bar sur place

Nombre de places limité – Places non réservées


Émile Nelligan (1879-1941) a composé toute son œuvre poétique entre le printemps 1896 et l’été 1899. Il a notamment fréquenté le Mont-Saint-Louis, sur la rue Sherbrooke. Quelque 125 ans plus tard, des artistes issus de notre communauté interpréteront des œuvres qui l’ont inspiré ou tirées de ses poèmes; ils liront aussi quelques-uns de ses poèmes.

Voici un texte qui évoque un moment important de la vie du poète :

Cela se passe le 26 mai 1899.

L’historique Château Ramezay brille de tous ses feux sous un ciel étoilé. Il ouvre ses salons, ce soir, à une assistance nombreuse et distinguée. C’est la quatrième séance publique de l’École Littéraire de Montréal : les poètes de la jeune génération s’expriment.

La soirée se déroule normalement. L’orateur qui laisse la tribune reçoit beaucoup d’applaudissements. Un jeune homme qui n’a pas vingt ans se lève. Le silence se fait. Tous les regards se tournent sur lui. Tel un jeune dieu, il s’avance lentement.

Un poète le vit ainsi : «Une vraie physionomie d’esthète! Une tête d’Apollon rêveur et tourmenté, ou la pâleur accentuait le trait net, taillé comme au ciseau dans un marbre. Des yeux très noirs, très intelligents, ou rutilait l’enthousiasme, et des cheveux, oh! Des cheveux à faire rêver, dressant superbement leur broussaille d’ébène, capricieuse et massive, avec des airs de crinière et d’auréole.»

Il lit Le Talisman, puis Rêve d’artiste : Sa voix est grave et trainante, avec un léger accent anglais, qui n’est pas dépourvu de charme, note un autre observateur et qui ajoute : Sa bouche sur laquelle se dessine un sourire doucement triste, ne semble avoir été formée que pour réciter des vers.

Le geste est ample et solennel. La voix de l’adolescent porte en ses murs vieux de près de deux siècles. Il clame maintenant d’une voix passionnée :

La Romance du Vin

C’est le triomphe!

Les applaudissements, mus par l’émotion et l’admiration, prennent la fureur d’une ovation. Le délire, quoi! Ses amis le portent sur leurs épaules jusque chez lui, près du Carré Saint-Louis.

J’ai vu ce soir Nelligan en pleine gloire, dira son ami, le poète Louis Dantin…

Cet extrait provient du livre de Réal Bertrand (1980), Célébrités canadiennes.

Inauguration de l’aile Sault-au-Récollet

Le jeudi 16 novembre 2017, le MSL inaugurait son nouvel édifice dans le cadre d’un 5 à 7 festif.

Madame Sylvie Drolet, la directrice générale du Collège a salué la présence de gens qui ont rendu possible cette belle réalisation :

  • Les administrateurs du Collège, d’hier et d’aujourd’hui, que l’on ne saurait trop remercier de leur bonne gouvernance, de leur ouverture, et de leur soutien
  • L’équipe de direction qui a travaillé aux côtés de mon prédécesseur, Monsieur Lacroix, et celle qui dirige avec moi ce bel établissement
  • Le personnel, dont la compétence, la passion et l’engagement font le Mont-Saint-Louis
  • Les représentants des parents, indispensables partenaires et contributeurs
  • La Fondation et l’Association des anciens dont la contribution à ce projet est inestimable
  • Les fournisseurs et les partenaires d’affaires qui soutiennent notre mission
  • Les donateurs, qui ont généreusement choisi de soutenir le MSL dans son développement

Elle a aussi remercié tous les artisans du projet.

Après la Maison Saint-Joseph, bâtiment patrimonial, l’aile Henri-Bourassa et l’aile Papineau, l’aile Sault-au Récollet fait maintenant partie du MSL.

Construction d’un édifice à vocation scolaire et sportive au Mont-Saint-Louis

Le Mont-Saint-Louis et sa tradition sportive

Depuis sa fondation, le Mont-Saint-Louis est connu comme une maison d’enseignement qui valorise la pratique de différents sports. Dans les premières années, la maxime mens sana in corpore sano, qui signifie « un esprit sain dans un corps sain », décrivait bien le fait que l’activité physique était partie intégrante de la formation de l’élève. En effet, les récréations et les journées de congé ont souvent été l’occasion pour les élèves de pratiquer un sport ou de faire des activités physiques. De plus, de nombreux événements sportifs avaient lieu au cours d’une année scolaire. Depuis longtemps déjà nos Kodiaks se démarquent : Là où Kodiak va, Kodiak vainc!

C’est connu, le Mont-Saint-Louis offre un choix varié d’activités sportives. Maintenant affilié au RSEQ du Lac Saint-Louis, le Collège propose aux jeunes plusieurs activités sportives compétitives. En effet, plus de 400 élèves défendent chaque année les couleurs des Kodiaks en pratiquant leur sport préféré comme l’athlétisme, le badminton, le basketball, le flag-football, le football, le soccer ou le volleyball. D’autres préfèrent le sport récréatif et s’inscrivent entre autres au club plein air ou au club de ski.

MSL en forme, un programme qui fait bouger la communauté du MSL

Afin de promouvoir l’activité physique, de bouger dans un contexte non compétitif, d’adopter de meilleures habitudes de vie, de découvrir de nouvelles activités, de réduire le niveau de stress, un nouveau projet a vu le jour en 2014 : MSL en forme. Tout au long de l’année, de nouvelles activités physiques sont proposées aux élèves, aux membres du personnel et même aux parents. L’objectif est de faire découvrir aux gens de la communauté du MSL de nouvelles passions.

La construction du nouvel édifice n’a pas pour objectif d’augmenter la clientèle du Collège, mais de bien servir les 45 groupes qu’il peut héberger. Le Mont-Saint-Louis doit offrir à ses élèves des installations qui se comparent avantageusement à celles proposées dans le réseau des établissements privés.

Un gymnase double avec gradins, une salle d’entraînement et six locaux

  • Coût du projet : 11 M$
  • Début de la construction : juin 2016
  • Durée prévue des travaux : un an
  • Inauguration prévue : rentrée 2017

La participation aux activités est associée à de meilleurs résultats scolaires

Karelle Laroche et Rosalie Authier

Au Collège Mont-Saint-Louis et dans plusieurs autres établissements scolaires, nous en sommes certaines, les activités parascolaires et l’implication dans la vie étudiante
font partie intégrante du quotidien de bon nombre d’élèves. En effet, que ce soit sous forme d’activité physique, de théâtre, de musique ou de bénévolat, les élèves aiment être
impliqués dans leur milieu scolaire.

Au Mont-Saint-Louis, c’est 65 % des élèves qui sont inscrits à une activité proposée par le collège. Bien que cette implication soit encouragée et recommandée aux jeunes qui intègrent le secondaire, serait-il possible qu’elle ait des répercussions sur leurs résultats scolaires ou sur leur vie en général ? Le comité de rédaction du journal Mon Impression s’est
penché sur la question.
Positifs
Premièrement, plusieurs études portent à croire que l’implication des élèves dans les activités scolaires et parascolaires est bénéfique et essentielle au développement des
élèves au niveau social. En effet, les activités de groupe permettraient aux jeunes de la première secondaire d’élargir leur cercle de connaissances dès le début de l’année,
ce qui faciliterait leur intégration sociale et ferait diminuer leur niveau de stress. Pensez-y, vos amitiés actuelles sont-elles nées d’un intérêt commun pour le football, l’improvisation ou encore les échecs? Il y a de fortes chances que oui. De plus, la participation à diverses activités parascolaires durant son parcours au secondaire fait apparaître dans la majorité des cas un fort sentiment d’appartenance, que ce soit envers
une équipe sportive, une troupe de théâtre ou encore le MSL lui-même. Nombreux sont les finissants qui quittent le Collège avec un pincement au cœur, et il n’est pas étonnant de voir plusieurs anciens revenir année après année pour visiter leur ancienne école.

Deuxièmement, selon une étude menée par la Chaire de recherche de la commission   scolaire de la Région de Sherbrooke, la participation à ces activités est associée à de meilleurs résultats scolaires ainsi qu’à un moins haut taux de symptômes dépressifs
chez les adolescents. Le fait de passer du temps sur un projet ou un loisir qui les allume les motive à persévérer en classe, à aspirer à de plus grandes études et réduit leurs chances de décrochage, une bonne nouvelle puisque le taux de décrochage scolaire au Québec est
de 9,4% selon Statistique Canada. De plus, le jeune impliqué se sent
valorisé lorsqu’il fait une différence dans son milieu scolaire ce qui renforce
son estime de lui-même, un peu comme le Mont-Saint-Louis le fait à chaque fin d’année avec le gala des Nelligan qui honore les élèves s’étant démarqués dans diverses disciplines.
Négatifs
Deuxièmement, Isabelle Gingras, professeure en psychologie à l’université McGill, énonce : « l’implication effrénée dans des activités parascolaires peut mener à un sentiment de surcharge qui a des conséquences négatives sur l’enfant ». En effet, certains jeunes pratiquent de nombreuses activités parascolaires différentes. Ils ont un horaire
très chargé. Parfois, cet emploi du temps devient accablant. Ces élèves ressentent vite une démotivation et n’ont plus de temps libre. Entre une réunion du journal étudiant Mon Impression et un match de volley-Ball, ils ne savent plus où donner de la tête. Quelques-uns négligent même certains besoins essentiels tels que bien manger et dormir. De plus, les élèves surchargés ne sont pas les seuls affectés par leur mode de vie effréné, en effet certains parents n’ont d’autre choix que de conduire les enfants à divers endroits afin
qu’ils assistent à leurs activités. De ce fait, on réalise que les proches de jeunes peuvent aussi être touchés par leur surcharge parascolaire. Bien qu’il est important de spécifier que si l’élève ne ressent pas une surcharge reliée aux multiples activités parascolaires
qu’il pratique, cette implication demeure bénéfique pour lui. Il est crucial que l’activité pratiquée par l’élève soit agréable pour lui ou elle. Il ne faut pas qu’elle le lui soit imposée
par ses parents par exemple. L’activité ne doit pas aller à l’encontre de ses goûts.

Finalement, nous croyons que le fait de participer à une ou plusieurs activités  parascolaires est fort bénéfique pour un élève. Cette implication contribue à son bien-être et sa motivation scolaire. Elle permet aussi aux élèves de se faire des amis. Cette pratique devrait être encouragée. Toutefois, il ne faut pas que l’emploi du temps du jeune devienne trop chargé. Son horaire ne doit pas influencer négativement son sommeil, son alimentation ou ses résultats scolaires. En effet, les adolescents ont tendance à prioriser leurs loisirs au lieu de leurs devoirs ! Certains négligent même leur bien-être. Le
comité de rédaction du journal Mon Impression croit que la solution se trouve dans un sain équilibre. Il faut être raisonnable. Les activités parascolaires sont des passe-temps. Elles
ne doivent pas devenir une charge de travail supplémentaire. L’élève ne doit pas sentir son niveau de stress augmenter. Après tout, les activités parascolaires sont sensées être un
moment de joie et de détente et non une corvée !
VIE ÉTUDIANTE