Gilles Duceppe, promotion 1968, nommé au Panthéon des anciens du Mont-Saint-Louis

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Gilles Duceppe est l’aîné d’une famille de sept enfants. Né en juillet 1947, il a grandi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. Il est le fils de l’acteur Jean Duceppe et d’Hélène Rowley. Après des études classiques au Collège Mont-Saint-Louis, où il se démarque en étant président de l’Association générale des étudiants (de 1966 à 1968), il étudie en science politique à l’Université de Montréal. En 1967, il se distingue comme membre fondateur du Cégep du Vieux Montréal et l’année suivante, il est vice-président de l’Union générale des étudiants du Québec.

En 1970, il devient directeur du journal Le Quartier latin. Il milite par la suite dans les quartiers défavorisés de Montréal. Il fut également cadre responsable du secteur est de Montréal à la Compagnie des jeunes Canadiens avant d’être, en 1976, organisateur communautaire et syndical. De 1981 à 1990, il travaille comme organisateur et négociateur à la CSN.

En 1990, il devient le premier député souverainiste élu à Ottawa. Il sera successivement porte-parole du Bloc Québécois dans plusieurs dossiers (1990-1993), whip en chef, leader parlementaire et chef par intérim de l’opposition officielle (1993-1996). Élu chef en 1997, il sera chef de l’opposition officielle. Sous sa direction, le Bloc remportera la majorité des sièges au Québec lors des élections de 1997, 2000, 2004, 2006 et 2008.

Chef du Bloc québécois de 1997 à 2011, il a dirigé une forte délégation de députés à la Chambre des communes. Ce grand défenseur des intérêts du Québec a été un parlementaire rigoureux et performant. Il a contribué à faire avancer le Québec sur des sujets importants, tels le déséquilibre fiscal, le transfert des compétences en matière de main-d’œuvre, le supplément de revenu garanti pour les aînés, la loi antigang et la reconnaissance de la nation québécoise.

Il se retire de la vie politique en 2011, reprenant temporairement la direction du Bloc Québécois lors de l’élection fédérale de 2015. Il devient par la suite chroniqueur, commentateur et analyste politique.

Engagé socialement, Gilles Duceppe est président du C.A. de la Compagnie Jean-Duceppe depuis 2012. Il a été membre du C.A. de Juripop et du Festival de films Fantasia (2012-2015) et coprésident de la Commission nationale d’examen de l’assurance-emploi (2013).

Gilles Duceppe est Chevalier de l’Ordre de la Pléiade (2000) et Officier de l’Ordre national du Québec (2016).

La communauté du Mont-Saint-Louis rend hommage à un homme de convictions, inspirant le respect par la richesse de son parcours et de sa personnalité.

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Regards croisés sur Athanase David et Ernest Cormier

David Cormier

Par Sylvie Drolet, directrice générale du Collège Mont-Saint-Louis

Le 130e anniversaire du Mont-Saint-Louis nous semblait un moment opportun pour honorer deux anciens, qui ont connu les débuts de l’histoire du Collège et qui ont fortement marqué la société québécoise.

 Le MSL

Les deux hommes dont il s’agit, puisque le Mont-Saint-Louis n’avait pas encore à l’époque le privilège d’accueillir des femmes, sont nés à la fin du XIXe siècle et se sont suivis sur les bancs du Collège. Le premier, Athanase David, est devenu avocat et homme politique, tandis que le second, Ernest Cormier, a étudié le génie civil, avant de devenir architecte.

Le jeune Athanase a fréquenté le Mont-Saint-Louis de 1891 à 1895, alors que son confrère Ernest y était de 1895 à 1902. On les retrouve d’ailleurs tous les deux en premiers communiants, très sérieux, sur des photos du livre souvenir du demi-siècle du Collège.

Nous aimons à penser que l’élève David a assisté, ébahi, à la séance de… lanterne magique proposée aux élèves à la rentrée scolaire de 1891 et qu’une œuvre du jeune Cormier a fait partie des travaux des élèves du Collège récompensés à l’Exposition universelle de Paris en 1900.

 La Première Guerre mondiale

Nos deux anciens ont connu les temps troublés du début du siècle dernier.

Admis au Barreau du Québec en 1905, brillant orateur, Athanase pratique le droit pendant une dizaine d’années au sein de différents cabinets montréalais, avant d’entreprendre une carrière politique. En 1914, il est président de l’Association du jeune Barreau de Montréal. Pendant la Première Guerre mondiale, Athanase David est député libéral de Terrebonne. À titre de secrétaire de la province de Québec, il intervient jusqu’en 1936 dans les secteurs de l’éducation, de la santé, des affaires sociales et de la culture.

Diplômé de l’école polytechnique de Montréal, Ernest Cormier poursuit ses études à l’École des beaux-arts de Paris. Récipiendaire d’une bourse, Cormier passe le début de la première guerre à Rome, où il s’imprègne des trésors de l’architecture gréco-romaine, de la Renaissance et du Baroque italien. De retour à Paris en 1917, il travaille pour une firme d’ingénieurs et obtient le diplôme d’architecte du gouvernement français.

Le service public

Nos deux amis ont consacré leur vie au service public.

Comme député, Athanase David fait de l’éducation une de ses priorités. Il a d’ailleurs prononcé une conférence sur ce thème en décembre 1920, devant la très jeune Association des anciens du Mont-Saint-Louis, qui venait de souligner sa première année d’existence. Il sert au sein des cabinets de Gouin et de Taschereau, assurant la mise en œuvre d’importantes mesures sociales et culturelles, qui ont marqué les débuts de l’intervention de l’État en éducation et en santé. En 1940, il devient sénateur et le demeure jusqu’à son décès.

De retour à Montréal en 1918, Ernest Cormier se fait rapidement un nom. Architecte et ingénieur de talent, sa sensibilité et ses intérêts le portent vers la commande publique. Au début des années 1920, il conçoit avec Jean-Omer Marchand l’École des Beaux-Arts de Montréal. Puis, il collabore à la conception de l’annexe au palais de justice de Montréal. En 1925, il devient l’architecte de l’Université de Montréal et dessine le plan de son nouveau campus et de son pavillon principal. À la fin des années 1930, il dessine le bâtiment de la Cour suprême du Canada, à Ottawa. En 1947, il conçoit les portes d’entrée du siège de l’Organisation des Nations unies à New York. Dix ans plus tard, il entame l’un de ses derniers grands projets, le Grand Séminaire de Québec, aujourd’hui intégré à l’Université Laval.

 La culture

Nos deux confrères ont fait beaucoup pour la culture au Québec.

Nous devons à Athanase David la fondation d’importantes institutions culturelles comme les Archives nationales, le Musée national des beaux-arts du Québec, l’École des beaux-arts de Montréal et de Québec et la Commission des monuments historiques. Il fait adopter en 1922 une loi qui instaure des concours littéraire et scientifique, destinés à soutenir le travail des écrivains et des chercheurs. Ces concours donnent accès à des prix, appelés à l’époque les Prix David, devenus aujourd’hui les Prix du Québec.

Pendant plus de trente ans, Ernest Cormier œuvre comme professeur à l’école Polytechnique et à l’école des Beaux-Arts, soucieux de transmettre son savoir. Doté de nombreux talents, il se consacre aussi à l’aquarelle et à la reliure. C’est un artiste. Sa maison, qu’il a dessinée et fait construire, a été classée monument historique par le Gouvernement québécois en 1974. Elle est aujourd’hui considérée comme un chef-d’œuvre de l’Art déco.

Les honneurs

Nos deux illustres anciens ont eu droit à plusieurs honneurs.

Athanase David est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1923, puis officier et commandeur. En 1944, le village de Saint-Jean-Baptiste-de-Bélisle, dans les Laurentides, est renommé Val-David en son honneur et en celui de son père, Laurent-Oliver David, avocat, journaliste et homme politique. En 1968, le Prix du Québec, en littérature, devient le prix Athanase-David.

En 1929, Ernest Cormier est reçu compagnon de l’Institut royal des architectes britanniques. En 1942, il reçoit un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal, puis reçoit l’Ordre du mérite de l’École polytechnique. Parmi de nombreuses médailles, on compte celle d’officier de l’Ordre du Canada en 1974. En 2014, le Gouvernement du Québec crée, dans le cadre des fameux Prix du Québec, le prix Ernest-Cormier, pour honorer l’ensemble d’une œuvre dans les domaines de l’architecture et du design.

L’AAMSL a accueilli Athanase David et Ernest Cormier au Panthéon des anciens, deux hommes au parcours inspirant, deux anciens auxquels le Mont-Saint-Louis est fier de rendre hommage.

L’architecte Luc Durand nommé au Panthéon des anciens du Mont-Saint-Louis

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Le 18 mai dernier se tenaient les retrouvailles annuelles de l’AAMSL. Au cours de cet événement, M. Luc Durand a été nommé au Panthéon des anciens du Mont-Saint-Louis.

Né à Montréal dans le quartier Snowdon, en 1929, Luc Durand fait ses études au Mont-Saint-Louis de 1941 à 1949, puis entre à l’École des Beaux-Arts de Montréal et y complète la première année d’études en architecture. Diplômé en 1957 de l’École d’architecture de l’Université de Genève, il ouvre son bureau à New Delhi deux années plus tard. Outre des résidences, des édifices commerciaux et industriels, Luc Durand y réalise 18 pavillons d’exposition au World Agricultural Fair de 1959 et au Indian Industries Fair de 1961, ainsi que la conception de mobilier et de design de textile. Il travaille également sur le premier plan directeur de la capitale indienne.
De retour au Québec en 1962, l’architecte dessine le Pavillon du Québec pour l’Expo 67, devenu emblème de la Révolution tranquille. En 1966, il fonde la Société pour le Renouvellement de l’Est de Montréal, pour déplacer le centre-ville vers l’est de l’île, et la Place Dupuis et la Place Frontenac voient le jour. Il est professeur agrégé à l’École d’architecture de l’Université Laval en 1968 puis son directeur l’année suivante. En 1974, avec Roger D’Astous, il construit le village olympique pour les Jeux de 1976, expérience unique d’habitation en Amérique du Nord, et icône du paysage métropolitain.
Dans les années soixante-dix, Luc Durand collabore avec le réalisateur Michel Régnier pour la série Urbanose puis URBA-2000, traitant des grands enjeux de l’urbanisme contemporain.
Pendant près de sept ans, au Mont-Saint-Louis, il participe aux ateliers de dessins offerts par le frère Gédéon. Il rencontre aussi le réputé frère Robert et profite de son enseignement : leçons d’astronomie et observation des constellations dans la noirceur de la ville. Luc Durand gardera un attrait pour le monde de l’astronomie allant jusqu’à imaginer un projet de planétarium pour l’obtention de son diplôme en architecture.
Architecte touche-à-tout, Luc Durand a réalisé de nombreux projets significatifs au Québec et ailleurs dans le monde, dans une carrière cosmopolite qui traverse le vingtième siècle. Sa carrière est un bel exemple de créativité et d’audace. Notre ancien est un bâtisseur curieux et intéressé par toutes les facettes de l’organisation spatiale. Ses réalisations racontent un dialogue, celui avec un savoir-faire atypique et singulier où la liberté d’action fut toujours revendiquée. L’œuvre de Luc Durand est un exemple de travail et de ténacité pour la communauté estudiantine du Collège Mont-Saint-Louis.

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En octobre 2016, lorsque M Louis Nolin, le président de l’AAMSL, lui a appris la nouvelle de sa nomination prochaine au Panthéon, M Durand lui a offert de prêter au Collège plusieurs pièces de sa collection personnelle pour les présenter à la communauté du MSL. Le commissaire d’exposition et cinéaste Étienne Desrosiers a accepté d’accompagner l’AAMSL dans ce projet qu’il a voulu à la portée de nos élèves. L’exposition « Électron libre » a été présentée au printemps 2017. Pour l’AAMSL c’était une façon de rendre hommage à un ancien dont la carrière a connu un rayonnement remarquable. À l’occasion du vernissage, M. Durand a prononcé quelques mots, parlant du Mont-Saint-Louis et de sa carrière, permettant ainsi aux invités de voyager dans le temps et à travers le monde en découvrant son parcours.

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Jean-Guy Desjardins, promotion 1966, nommé au Panthéon des anciens

Par Danièle Bélanger

Jean-Guy Desjardins est président du conseil et chef de la direction de Fiera Capital, une société de gestion de placement indépendante, cotée en bourse et l’un des plus importants gestionnaires de portefeuille au Canada.

Après avoir débuté sa carrière comme analyste financier et gestionnaire de portefeuille pour une compagnie d’assurance vie,  M. Desjardins a cofondé TAL Gestion globale d’actifs en 1972 et en a été le principal actionnaire jusqu’à l’acquisition de la firme par une institution financière en 2001.

En 2003, il a créé Fiera Capital, dont l’expansion s’est poursuivie par le biais de plusieurs acquisitions au fil des ans, notamment YMG Capital en 2006, Sceptre Investment Counsel en 2010 et Gestion de portefeuille Natcan, une filiale de la Banque Nationale du Canada, en 2012. Dans le cadre de son développement en Amérique du Nord, amorcé en 2011 aux États-Unis, la société a acquis Bel Air Investment Advisors, une firme de gestion de patrimoine de premier plan à Los Angeles ainsi que Wilkinson O’Grady, un gestionnaire d’actifs mondial établi à New York, et en 2015, elle a acheté Samson Capital Advisors LLC, une société de gestion de placement à revenu fixe aussi située à New York. En novembre 2015, les activités de Samson ont été fusionnées avec celles de Wilkinson sous le nom Fiera Capital Inc., entité qui possède des bureaux à New York ainsi qu’à Boston.

Monsieur Desjardins siège au conseil d’administration de la Société de services financiers Fonds FMOQ, de HEC Montréal, de DJM Capital inc., et de Centria inc. Il agit également à titre de président du conseil de Fiera Immobilier Limitée.

Monsieur Desjardins contribue à divers projets sociaux, notamment en tant que membre du conseil des gouverneurs de Centraide du Grand Montréal. Il siège aussi au comité d’investissement du Centre Canadien d’Architecture, ainsi qu’au comité exécutif et au conseil d’administration de l’Orchestre Symphonique de Montréal.

Jean-Guy Desjardins a obtenu un baccalauréat ès arts du Collège Mont-Saint-Louis en 1966 puis en 1969, une licence en sciences commerciales (finances) de l’École des Hautes études commerciales de l’Université de Montréal. Il détient le titre d’analyste financier agréé (CFA), il a été reçu membre de l’Ordre du Canada en décembre 2014 et plus récemment, il s’est vu décerner le prix d’excellence professionnelle remis par l’association mondiale des analystes financiers certifiés, la plus haute et plus prestigieuse distinction remise par le CFA Institute.

L’Association des anciens du Mont-Saint-Louis reconnaît l’importante contribution de M. Desjardins à l’industrie de la finance et est fière de le compter parmi ses anciens. La brillante carrière professionnelle de Jean-Guy Desjardins est sans contredit un modèle de réussite qui inspirera une nouvelle génération de finissants du MSL.

Photo Jean-Guy Desjardins

Guy St-Onge, promotion 1975, nommé au Panthéon des anciens

Le jeudi 14 mai dernier, se tenaient les retrouvailles annuelles de l’Association des anciens du Mont-Saint-Louis. Au cours de cet événement, monsieur Guy St-Onge, promotion 1975, a été nommé au Panthéon des anciens du Mont-Saint-Louis. Des membres de l’Association des anciens, des membres de la direction du Collège et des membres du personnel ont assisté à la cérémonie en son honneur à la bibliothèque Jean-Claude Nolin. Plusieurs anciens de la promotion 1975 ont aussi tenu à venir saluer leur ancien confrère de classe.

Guy St-Onge est un homme aux multiples talents. L’homme de musique multiinstrumentiste est chef d’orchestre, arrangeur, compositeur, réalisateur, directeur musical et producteur.

En plus d’avoir souvent composé pour la télévision et le cinéma, il a été directeur musical pour plusieurs émissions de télévision et galas : Ad-Lib, Chabada, Ça va être ta fête, Véro, Diva, Gala MétroStar, Gala Célébration, Gala Artis, etc. Il a également collaboré à l’écriture et à la réalisation des comédies musicales Don Juan et Sherazade.

Tout au long de sa carrière, il a réalisé plus d’une centaine d’albums dont plusieurs se sont illustrés au sommet des palmarès, tels que Merci Félix (Johanne Blouin), I think of you (Grégory Charles) et Smile (Ima). Sur disque, il a entre autres enregistré avec David Bowie et Céline Dion et sur scène il a notamment côtoyé Michel Legrand en assumant le rôle de chef d’orchestre auprès de ses musiciens.

Guy St-Onge dirige compose et réalise les arrangements musicaux pour des orchestres symphoniques dont celui de Montréal, Québec, Vancouver, Kiev, Moscou, Saint-Pétersbourg et Prague. Récemment, il a signé les arrangements musicaux, orchestré et dirigé l’orchestre symphonique de Kiev pour le concert Notre-Dame de Paris. Puis, son orchestration a contribué au succès de Mozart, l’opéra rock le Concert. Plus récemment, il a conçu les arrangements de Musique et cinéma, qu’il a dirigé, réalisé et enregistré, avec l’orchestre symphonique de Prague. Avec Bruno Pelletier, il a fait l’ouverture du Festival Montréal en Lumière en février 2015 avec l’orchestre Métropolitain.

Guy St-Onge fait partie du trio instrumental Patricia Deslauriers Trio, avec le batteur Paul Brochu. Ces trois artistes accomplis se produisent sur scène, au Canada et en Europe.

Depuis 25 ans, Guy St-Onge est propriétaire d’un complexe d’enregistrement et de mastering audiophile d’avant-garde de niveau international. À la fine pointe de la technologie, ce studio est un lieu de création construit en pleine nature qui a accueilli de nombreux musiciens et artistes, leur permettant d’évoluer dans un milieu conçu pour eux.

Depuis l’été 2014, Guy St-Onge, Patricia Deslauriers et leurs enfants ont réalisé un rêve en partageant leur passion pour la musique et les arts en fondant Le Havre musical de L’Islet à L’Isle-aux-Coudres. Ce havre de paix, situé sur la pointe sud-ouest de l’île, offre hébergement et concerts d’été avec vue imprenable sur le fleuve et fait le bonheur de toute la région de Charlevoix.

Guy St-Onge, un virtuose, un artiste accompli, un visionnaire, un modèle pour les jeunes de la communauté du Mont-Saint-Louis. Notre ancien, un finissant de la promotion 1975, est un homme passionné qui sait partager son amour de la musique!

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